Jeux vidéo et cigarettes (101)

Tout ce qui regarde le jeu vidéo, des séries à des titres particuliers, sur console comme sur micro

Mathieu Goux

The Beginner's Guide (2015, Davey Wreden)

Le jeu vidéo est un média suffisamment mature pour, à présent, se risquer entièrement à l'interprétation et oublier, ou du moins réduire à leur portion congrue, les mécaniques de gameplay en eux-mêmes. The Beginner's Guide est en ce sens un jeu intéressant, qui réussit là où certains, pourtant non dénués de qualités, ont échoué.

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Mathieu Goux

Banjo-Tooie (2000, RareWare)

On dit souvent - je dis souvent - qu'une suite, dans le monde du jeu vidéo, est supérieure à l'original. C'est globalement vrai, même si les exceptions, comme partout, existent. Et puis, il y a les jeux qui vont infiniment plus loin, plus haut, plus fort : Banjo-Tooie est de ceux-là.

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Mathieu Goux

Conker's Bad Fur Day (2001, RareWare)

J'ai toujours eu une tendresse pour l'irrévérence, la violence et la scatologie dans la culture populaire. J'avais parlé jadis de South Park ; nous ne sommes pas loin de cela ici. Il y a comme une libération formidable, une stupidité étrange qui en révèle davantage sur nous-mêmes que sur le reste : car rire, n'est-ce pas déjà s'exposer et montrer une parcelle étrangèrede soi ?

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Mathieu Goux

Leisure Suit Larry in the Land of the Lounge Lizards (1987, Al Lowe)

On est toujours surpris de voir, en remontant le temps, combien ce que l'on pensait être de création récente fut en réalité inventée il y a plusieurs années de cela. Le Quichotte fait le bilan de la chevalerie ; Citizen Kane révolutionne le théâtre. Dans le monde du jeu vidéo, dans lequel plus que jamais on se plaît à réécrire l'histoire, je reviens cette semaine sur l'une de ses premières aventures érotiques, ou plutôt érotico-comiques car on rigole beaucoup avec Larry.

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Mathieu Goux

Super Smash Bros. Melee (2001, Masahiro Sakurai)

Le jeu vidéo est un média jeune, nous l'oublions souvent. Il est né au cours du siècle dernier, et a encore tout à apprendre et tout à faire. Il est cependant assez vieux pour se risquer à l'histoire : et Nintendo, avant d'autres, de l'avoir compris.

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Mathieu Goux

Adventures of Lolo (1989, HAL Laboratory)

Nos enfances ont toujours quelque chose de bizarre. Ce peut être un jouet qui ressemblait à s'y méprendre à une charogne ; une chanson douce, qui parlait pourtant de violences conjugales ou d'exactions horribles ; un livre, que l'on retrouve bien plus tard et qui se termine par une disparition. Adventures of Lolo a sans doute quelque chose de bizarre : mais il est sans doute bien plus sage que tous ces derniers exemples.

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Mathieu Goux

Duck Tales (1989, Capcom)

J'avais déjà parlé de Picsou, il y a peu, du personnage, de ses aventures en bandes dessinées, et de tout l'amour que je lui portais. J'y reviens à présent pour évoquer Duck Tales, et non le dessin animé que l'on connaît davantage, par chez nous, sous le nom La Bande à Picsou, mais bien son adaptation console par Capcom.

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Mathieu Goux

Punch-Out!! (2009, Nintendo)

La semaine dernière, il n'y a pas eu de mises à jour de ce blog : le temps n'était pas propice, et mon attention était toute concentrée ailleurs. Je reviens cette semaine, en parlant d'un de mes jeux favoris : Punch-Out!!, non l'original mais sa reprise géniale sur Nintendo Wii, quelques vingt ans après son ancêtre sur Nes.

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Mathieu Goux

Phantasmagoria (1995, Roberta Williams)

Il en va de l'histoire du jeu vidéo de toutes les autres : il est des vainqueurs, des vaincus et des oubliés, et davantage d'ailleurs des oubliées. Je ne sais s'il faut parler, ici, d'invisibilisées ; mais j'ai l'impression que l'on parle peu ou plus, dans le monde des point'n click, et d'une compagnie fondée par une femme, Sierra On-Line, et d'un jeu où l'on incarne une femme, Phantasmagoria. Que je me trompe ou non, profitons-en cependant pour parler un peu de cette œuvre, historique de bien des façons.

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Mathieu Goux

I Wanna Be the Guy: The Movie: The Game (2007, Michael "Kayin" O'Reilly)

On prête à Franquin cette phrase que j'aime beaucoup par ailleurs : « nous sommes tous des débutants  ».Je joue régulièrement depuis mes six ans ; j'ai fait mes armes sur console, sur PC ; j'ai terminé des jeux de plates-formes, de simulation, de rôle, je me suis acharné, et j'ai acquis par là une constance que j'expliquais plus tôt. Je suis loin d'être mauvais ; mais devant I Wanna Be the Guy, je ne suis, effectivement, qu'un débutant de la manette.

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Mathieu Goux

Beat the Beat: Rhythm Paradise (2012, Nintendo)

Dans L'Art du roman, Kundera évoque, rapidement, quelque chose qu'il prête à la musique classique et qu'il enlève au rock'n roll. Il dit ainsi que la symphonie, que les compositeurs, par leur harmonie et leur talent, effaçaient le rythme de l'existence. Le rock'n roll en revanche de le réintégrer et, nous dit-il encore, comme cela nous rappelle notre battement de cœur, de nous ramener à notre mortalité. Peut-être. Je préfère penser, quant à moi, qu'il nous fait sentir d'autant plus vivant même si, évidemment, la chute sera toujours là.

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Mathieu Goux

Super Meat Boy (2010, Team Meat)

Il y a de cela quelques temps, j'avais parlé, et assez sévèrement je dois dire, du jeu dont il est question cette semaine. Si je maintiens les défauts que je lui trouve et que je vais, par la suite, égrener encore, je m'en vais peut-être ici me faire l'avocat du diable ou, tout du moins, les envisager comme des qualités. Car refaisant le jeu depuis, le temps passant, l'âge allant, je me suis sans doute adouci.

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Mathieu Goux

Ristar (1995, Sonic Team)

 
Je suis attaché à une tradition que d'aucuns nomment « ancienne  » du jeu vidéo. J'ai été élevé, surtout, avec les consoles 16 et 64 bits, et Nintendo en particulier, et mon enfance a été parcourue qui par Mario, qui par Zelda, qui par Donkey Kong. Ce sont des jeux que l'on appelle encore « blue sky  », où la joie représentée est proportionnelle au plaisir de jeu. Ristar, des créateurs de Sonic, dégage alors aujourd'hui comme hier une énergie qui ne peut que me plaire.

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Mathieu Goux

I Have No Mouth, and I Must Scream (1995, Cyberdreams)

De la même façon que pour la poésie, ma relation avec la science-fiction est irrégulière et chaotique. Tout me plaît en elle, autant son savoir que son imagination ; mais, finalement, j'en lis, j'en regarde, j'en joue peu. Aussi, quand l'un de ses représentants m'attire à ce point, je ne peux m'empêcher d'en parler.

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Mathieu Goux

No More Heroes (2007, Goichi Suda)

Que l'on excuse cette platitude, mais il est des jeux vidéo qui sont davantage que des jeux. Tout en présentant tous les atours de leur domaine, ils peuvent, chemin faisant, provoquer une réflexion sur l'esthétisme, la philosophie, voire sur l'art en particulier. No More Heroes est de ceux-là, et bien plus.

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Mathieu Goux

Limbo (2010, Jeppe Carlsen)

Peu de temps après le phénomène Braid, un autre jeu indépendant au fort parti-pris graphique vit le jour : Limbo. Bien que très différents dans leur approche du genre de la plate-forme, on a eu souvent tendance à les associer, du moins en esprit : rien de plus faux, selon moi, tant le plaisir se fait différent dans l'un ou dans l'autre.

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Mathieu Goux

The Walking Dead (2012 - en cours, Telltale Games)

S'il est encore trop tôt, selon moi, pour dire si le jeu vidéo est ou n'est pas un art au sens où l'on peut l'entendre communément, force est de constater qu'il parvient, de ci, de là, à créer une implication émotionnelle que l'on ne pensait réservée qu'à la Littérature, au Cinéma ou à la Bande Dessinée. Et quand bien même The Walking Dead le ferait-il avec des ficelles issues de ces derniers exemples, il prouve que le jeu vidéo est un média à prendre bel et bien au sérieux.

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Mathieu Goux

The Neverhood (1996, Douglas TenNapel)

Il y a dans la pâte à modeler un charme propre que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, y compris dans les autres techniques d'animation image par image. Que l'on excuse cette semaine le ton fort direct de ce billet, ainsi que le péremptoire de ma déclaration, mais cela restitue bien, ce me semble, le choc sensible que l'on peut ressentir face àThe Neverhood.

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Mathieu Goux

VVVVVV (2010, Terry Cavanagh)

Pour un certain nombre de raisons, j'ai toujours considéré le jeu de plates-formes « à la Mario » comme le parangon du jeu vidéo. Il y a là comme une évidence de la ligne, des objectifs, du gameplay, qui ne peut que plaire ; et ce n'est donc point un hasard si ce genre est le plus prisé des développeurs indépendants. Après Braid, que je parle un peu de VVVVVV, qui se doit de ne pas être oublié.

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