Bandes dessinées et braqueurs de banques (101)

BD, mangas, comics et autres récits illustrés

Mathieu Goux

Spy X Family (2019 - en cours, Tatsuya Endō)

Je ne cherche pas, ou plus, à me distinguer de la masse, du moins pas culturellement. Je cultive évidemment mon jardin secret, mais lorsque j'entends parler d'un nouveau succès, je ne désire pas volontairement m'en détourner. Souvent le succès est mérité ; parfois, vous le trouvez même faible.

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Mathieu Goux

Kador (1978-1982, Binet)

Je suis parfois surpris de la longévité de ce journal, puisque j'ai parlé des Bidochon il y a plus de dix ans à présent. Si je reviens plus facilement à la série phare, j'aime également ce spin-off génial bien que plus laborieux.

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Mathieu Goux

Cédric (1986 - en cours, Cauvin & Laudec)

J'ai été surpris de voir que Cédric et moi, nous avions le même âge. La bande dessinée, bien entendu, comme le gamin l'était déjà dans le tout premier album. Même si je m'en suis éloigné, j'y repense souvent, avec une tendresse mêlée de nostalgie.

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Mathieu Goux

Walking Dead (2005-2020, Robert Kirkman et al.)

On l'a sans doute déjà oublié, mais il y a quelques années de cela à peine,The Walking Dead a été un phénomène majeur du monde moderne, tant à la télévision, qu'en jeu vidéo ou en bandes dessinées. Même si, ce me semble, les promesses initiales n'ont pas toutes été honorées, il reste quelque chose d'intrigant là-dessous.

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Mathieu Goux

Sakamoto Days (2020 - en cours, Yuto Suzuki)

J'ai beau vieillir, j'apprécie toujours autant les shōnen; il y a sans doute quelque chose du plaisir régressif là-dedans, mais j'aime ces histoires exagérées, ces menaces mondiales, ces accomplissements physiques et magiques démesurées. Plus encore, j'aime ces histoires quand elles se passent dans notre monde, et que personne ne trouve ça bizarre.

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Mathieu Goux

Le Chœur des Sardinières (2025, Touitou & Lewko)

J'avais entendu, un jour, que la gauche ne savait pas, au contraire de la droite, célébrer ses victoires. Je ne sais pas si cette remarque est fondée ; mais il est certain qu'on gagne à rappeler certains hauts-faits de la lutte ouvrière et populaire.

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Mathieu Goux

Mickey Parade (1966-2023, divers)

En y repensant, je me rends compte que je lisais tout de même assez quand j'étais enfant. Certes, ce n'était pas de la littérature, ni des livres illustrés, mais de la bande dessinée : mais tout de même, et cela a contribué, je n'en ai nul doute, à mes goûts de lettres.

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Mathieu Goux

Zaï Zaï Zaï Zaï (2015, Fabcaro)

De toutes les grandes familles d'humour, l'absurde est sans doute celle qui me retient le plus. Peut-être, j'y pense à présent, parce que mon métier consiste à trouver du sens et que je me réfugie là où il y en a le moins. Ou peut-être parce que l'absurde sait détruire les hautes et dignes barrières élevées autour de mon crâne.

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Mathieu Goux

Les Psy (1994-2019, Cauvin & Bédu)

Des bandes dessinées sur les professions, Raoul Cauvin s'en était fait une spécialité ; et malgré leur répétition, ces gags me faisaient toujours rire. Les Psy, dont on n'aura aucun mal à comprendre le sujet, était parmi mes préférées jadis.

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Mathieu Goux

Les Cahiers d'Esther (2016-2024, Riad Sattouf)

L'évolution dans le temps demeure, sans doute, l'une de mes plus grandes fascinations. J'en ai fait mon métier, mais partout je la recherche : j'aime que les choses s'installent dans la durée. J'aime les voir progresser, changer, se transformer, devenir imperceptiblement différentes, tout comme nous.

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Mathieu Goux

Killing Joke (1989, Alan Moore & Brian Bolland)

Comme nombre, la mythologie de Batman m'a particulièrement fascinée depuis mes plus jeunes années. Je m'en suis détourné depuis — du moins, je me suis détourné de certaines de ses expressions — mais je mentirais si je disais que je n'y pense pas parfois. Killing Joke est célèbre : sans doute à raison.

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Corto Maltese (1967 - en cours, Hugo Pratt et al.)

Il y a des bandes dessinées qui, dans mon enfance et je présume, dans celle des gens de ma génération, sont associées à des lieux spécifiques, des bibliothèques municipales ou des armoires de grands-parents, ou d'oncles et de tantes. C'est le cas pour Corto Maltese, que je lisais chez ma famille, mais jamais chez moi.

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Mathieu Goux

Les Ignorants (2011, É. Davodeau)

J'ai parlé de l'auteur il y a quelques années et, si ce n'est cette série-ci et ce texte-là, je n'ai, je crois, rien lu de plus de lui. Pourtant, le souvenir de l'histoire reste avec moi, bizarrement, alors qu'à sa première lecture, rien ne m'avait particulièrement épaté. Il y a des choses, comme ça.

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Mathieu Goux

Jojo (1987 - 2010, André Geerts)

Cela peut sembler un cliché, mais j'ai un rapport compliqué avec mon enfance. Cela ne fut pas un moment agréable de ma vie, mais plutôt un très long moment, qu'il me tardait d'achever. Je n'ai pas été frappé ni molesté, qu'on ne se fasse pas d'idées : mais j'étais seul, je déprimais et je m'ennuyais, et je n'attendais qu'on me laisse tranquille.

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Mathieu Goux

Chainsaw Man (2018 - en cours, Tatsuki Fujimoto)

Je suis finalement peu au fait de l'actualité du manga : je regarde distraitement ce qui se fait, mais c'est surtout par hasard que je découvre les nouveautés. C'est comme cela, aidé par son grand succès, que je découvris Chainsaw Man, avec un plaisir inégalé.

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Mathieu Goux

Kid Paddle (1994 - en cours, Midam)

Le paysage culturel a bien changé, de mon enfance à maintenant, et la façon dont le jeu vidéo est considéré en témoigne. Quand j'étais plus jeune, et avant l'arrivée de la Playstation, voire peu après, il était vu comme un abrutissement, ou un divertissement de niche. On en parlait avec dédain ; Kid Paddle, pourtant, laissait voir autre chose.

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