Bandes dessinées et braqueurs de banques (101)

BD, mangas, comics et autres récits illustrés

Mathieu Goux

Le Marsupilami (1987 - en cours, divers)

J'ai découvert la série des Spirou et Fantasio, à l'époque, de façon désorganisée : je prenais un album, puis l'autre, comme je les trouvais. Si ce n'était quelques dyades, ce n'était pas dérangeant. De loin en loin, apparaissait le Marsupilami, cet animal fantasque aux mille pouvoirs ; je l'aimais beaucoup, comme d'autres.

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Mathieu Goux

Baki (1991 - en cours, Kaisuke Itagaki)

Les mangas de combat font partie de mes favoris, j'ai d'ailleurs eu l'occasion d'en parler ici ou . Il y a quelque chose de fascinant à voir ces sur-humains, aux musculatures improbables, consacrer leur vie à perfectionner leur art et tout perdre, ou tout gagner, en un coup stratégique, savamment porté.

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Mathieu Goux

La Ribambelle (1965 - 2012, Roba et divers)

J'ai toujours eu cette impression que le genre de « l'aventure de la bande de potes  » a connu son plus haut période lors des années 60. Ces œuvres, qui mettent en scènes une ligue de bonnes et de bons amis au gré de diverses péripéties, m'ont toujours plu : et La Ribambelle est peut-être, en bande dessinée, ce que je connais de mieux.

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Mathieu Goux

L'Homme aux phylactères (1965-1986, Gennaux et al.)

Comme cela m'arrive parfois, je me souviens distinctement du jour où ma mère m'acheta ce bel album, qui s'avéra l'intégrale d'une série ancienne ; enfin, plus ancienne que moi. C'était en vacances, il y a vingt ans à présent. Je pense qu'elle est peu connue ; elle n'est pas sans qualités pourtant.

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Mathieu Goux

Les Femmes en blanc (1986 - en cours, Cauvin & Bercovici)

Parmi les bandes dessinées de mon enfance, de celles que je suivais quand j'étais petit, Les Femmes en blanc furent les premières dont je me rappelle véritablement acheter un album de compilation, après les avoir suivies dans Le Journal de Spirou. Les relisant, le ton me semble évoluer, en mieux cependant.

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Mathieu Goux

Léonard (1974 - en cours, de Groot & Turk)

Des bandes dessinées associées à mon enfance, Léonard est sans doute l'une de celle que je retiens le plus. Je l'avais découvert par accident, en grande surface, dans les rayons consacrés ; le dessin rond me fit saisir un album ; j'aimais les personnages et le principe, absolument.

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Mathieu Goux

Les Profs (2000 - en cours, Erroc & Pica, et al.)

Au début des années 2000, j'étais adolescent et je lisais énormément de bandes dessinées. J'étais encore abonné à Spirou, l'hebdomadaire ; je complétais religieusement mes collections ; je découvrais des séries qui me seront toujours chères, même si confidentielles. C'est là que je connus tout d'abord Pica ; puis Les Profs, qui paraissaient non chez le groom, mais chez la souris.

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Mathieu Goux

L'École emportée (1972-1974, Kazuo Umezu)

Presque trente ans séparent la parution initiale de ce manga d'horreur de sa traduction française ; et il y a plus de dix ans entre ma lecture, et ce billet. Il y a des œuvres, comme ça, qui demandent du temps et de l'innutrition : cette histoire horrifique d'en faire sans doute partie.

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Mathieu Goux

Les Dingodossiers (1967, Goscinny & Gotlib)

J'ai eu jadis parlé de Gotlib, pour la Rubrique-à-Brac et pour les Rhââ... ; et si ce sont par ces séries que j'ai connu ce grand dessinateur, j'aime particulièrement Les Dingodossiers qui ont fait sa réputation auprès des lecteurs et lectrices de Pilote (mâtin, quel journal !) et dans lesquels ses premières marottes s'exprimèrent.

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Mathieu Goux

Modeste et Pompon (1958 - 1992, Franquin et al.)

La notion d'« œuvre intégrale  » m'a toujours interpelé. L'idée que l'on puisse retrouver « tout  », tout ce qu'un ou une a pu faire, dire, écrire, au long de sa vie, borner définitivement son existence, créatrice ne serait-ce ; je trouve ça étrange. On sait bien sûr que tout cela est illusion, Foucault sera passé par là ; mais elle permet parfois de comprendre les origines secrètes des choses, à l'instar de Modeste et Pompon qui préfigure, en creux, certaines marottes futures.

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Mathieu Goux

Moumines (1945-1993, Tove Jansson)

J'ai fait la connaissances des Moumines, comme d'autres de ma génération je présume, par l'intermédiaire d'une série animée diffusée à la télévision ; j'ai depuis visité la Finlande, et j'ai depuis parcouru davantage de cette famille de trolls faisant de la philosophie,comme d'autres font de la prose, sans le savoir et sans y paraître.

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Mathieu Goux

Soda (1987 - en cours, Tome et al.)

J'ai été, pendant plus de dix ans je pense, un abonné et un amoureux inconditionnel du journal Spirou. Je m'en suis détourné depuis, pour plusieurs raisons : je vieillissais surtout, et je n'étais plus vraiment la cible éditoriale du journal. Mais jadis encore, alors que j'étais cette tête blonde à qui on voulait me vendre des albums, il y avait Soda, que je ne comprenais pas totalement je pense, mais dont l'effet, en ricochets, se fait encore sentir.

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Mathieu Goux

Ladyboy vs Yakuzas. L'Île du désespoir (2013-2015, Toshifumi Sakurai)

Bien que parfois décriée, la notion de high concept, par les images fortes qu'elle produit de sa seule énonciation, me semble être l'héritière directe des surréalistes de jadis. Lorsqu'une ancienne petite amie m'offrit cette saga, le titre seul me fit voyager ; une lecture plus tard, je ne pus encore tout à fait dire ce que je découvris, mais je savais que j'adorais.

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Mathieu Goux

Plageman (1997-2000 [2017], Bouzard)

J'aime le ridicule et le grotesque, le barbare même. Il y a quelque chose de romantique ici, d'hugolien ou de bertrandien dans cette appétence : j'aime à ce que ronflent et grognent des figures étranges et détestables, qui attirent et repoussent par les mêmes qualités et les mêmes défauts. De mémoire récente, Plageman est sans doute de tous les personnages de bande dessinée le plus grotesque, et l'un de mes mieux aimés.

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Mathieu Goux

Johan et Pirlouit (1954 - 2001, Peyo et al.)

Cela serait presque, aujourd'hui, une anecdote, un savoir connaisseur : voilà l'origine secrète d'une autre série, bien mieux connue par ailleurs, et qui me semble aujourd'hui oubliée. Parlons-en un peu : elle le mérite bien.

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