En bande dessinée comme ailleurs, il est des artistes connus surtout pour une œuvre, soit parce qu'elle est effectivement supérieure au reste, soit parce qu'elle est la seule. Il en est ainsi de Carmen Cru, à la fois symbole de tout un journal, période du talent de son créateur, et curieuse nostalgie me concernant.Continue reading...
Si ce n'est Placid et Muzo ou Pif & Hercule, mes premiers contacts avec la bande dessinée se sont faits avec ce qu'on aura appelé « l'école de Marcinelle » : Astérix, Lucky Luke, et Spirou notamment, et j'ai été longtemps abonné à l'hebdomadaire du même nom, vitrine publicitaire et artistique des éditions Dupuis. Cela m'a permis de découvrir l'un des scénaristes les plus prolifiques du média, Raoul Cauvin.Continue reading...
Une récente conférence, organisée par une mienne amie et portant sur l'imaginaire associé aux menstrues dans diverses civilisations, m'a fait me ressouvenir de cet ouvrage magistral, portant aussi sur la question, mais peut-être d'un point de vue davantage socio-culturel qu'ethnologique ou anthropologique.Continue reading...
Il y a cette légende, à laquelle certains et certaines prêtent assez d'attention, de « la toute première œuvre », du premier roman, de la première musique, de la première peinture qu'une personne rencontra dans sa vie, et l'influence que cela eut sur sa psyché et ses goûts. Je ne sais vraiment quoi en penser : mais s'il me fallait la suivre, c'est de Placid et Muzo dont je parlerai.Continue reading...
Je ne suis pas nécessairement amateur du terme de « roman graphique », comme s'il fallait nécessairement en appeler à un autre art pour douer la bande dessinée d'une respectabilité quelconque. Malgré, cependant, la maladresse terminologique, l'expression rend bien l'ambition : etcette histoire d'être l'une desesmeilleures représentations.Continue reading...
Comme j'eus l'occasion de le dire jadis, je découvris Tintin relativement tard, finalement, dans mon parcours de la BD francophone. Étrangement d'ailleurs, c'est Blake et Mortimer que je lus tout d'abord : et malgré son âpre accès, ces histoires me fascinaient énormément.Continue reading...
Comme tout un chacun je présume, je peux être particulièrement extatique en parlant de certaines œuvres. Le temps allant, je devins cependant plus mesuré : on dira que c'est la sagesse de l'âge. Pourtant, Jojo's Bizarre Adventure réactiva, dans des proportions inégalées, cette tendance que je croyais éteinte : et je ne comprends pas encore tout à fait pourquoi.Continue reading...
Jadis, j'ai évoqué Gotlib pour la Rubrique-à-Brac, et je déplorais que cette œuvre, si capitale pourtant pour son art, ne fût plus connue. Il en sera alors peut-être de même pour Rhââ... Lovely & Gnagna, que l'on éclipse d'un revers de la main et qui, pourtant, méritent un œil attentif.Continue reading...
Pour une série de raisons, la mécanique des rêves m'a ces derniers temps particulièrement intéressé. Ces moments où l'esprit nous appartient sans plus nous appartenir, où le corps peut se mouvoir sans notre concours. S'imaginer les rêves comme issus d'un être thaumaturge, cela n'a rien de bien nouveau : l'interprétation de Gaiman est cependant la plus belle que je puis connaître.Continue reading...
Plus jeune, je n'étais guère attiré par les bandes dessinées au style « réaliste », d'inspiration historique ou non. J'étais plus volontiers de l'école « gros nez », et de la comédie en particulier. Aussi, je ne découvris que bien plus tard les Corto Maltese, les Blueberry et, enfin, Tanguy et Laverdure qui doit sûrement être, chronologiquement, le premier du genre que j'explorais.Continue reading...
Voilà sans doute l'un des billets les plus contemporains de ce blog, même si j'ai parfois versé dans le récent. La raison d'aujourd'hui est la même que celle de jadis : un coup de foudre terrible, une découverte magistrale qui m'a marqué, me marque encore et me marquera en écho, sans jamais s'éteindre un jour.Continue reading...
J'ai déjà eu l'occasion de parler, notamment pour le cinéma, de ma relation avec le genre de l'horreur. J'y reviens à présent par le biais du manga, ayant redécouvert récemment l'œuvre de celui qui est souvent présenté comme le ténor du genre, Junji Ito.Continue reading...
Lorsque j'avais jadis parlé de Spirou et Fantasio, j'évoquais sa polymorphie, son côté protéiforme : ses nombreux auteurs l'avaient coloré de multiples talents, et cela participait, au regard de Tintin, de son intelligence. Dupuis sans doute de se dire la même chose : car l'éditeur initia une collection originale, où l'on trouve à boire et à manger, et de très jolies choses.Continue reading...
J'avoue avoir hésité quelque peu avant de faire un billet sur Naruto. Il est, pour moi, comme ces amis d'enfance avec lesquels vous avez beaucoup traîné jadis, mais qui aujourd'hui vous font honte et que vous ne voyez plus que par accident. J'ai profondément aimé Naruto, je ne le cache plus ; et en bien comme en mal, il aura cependant marqué l'histoire du manga.Continue reading...
Si je puis apprécier les dimensions purement esthétiques des œuvres culturelles, et si cet aspect participe pleinement du plaisir que je peux en ressentir, je ne peux faire l'impasse sur leur dimension politique. Traditionnellement, j'aime à ce que les deux soient entrelacées, indissociables ; mais il est également un grand plaisir que de se concentrer sur l'une, ou sur l'autre.Continue reading...
Il est des choses insignifiantes qui, pourtant, restent ancrées des années durant. Nationale Zéro est de celles-ci, me concernant. C'est là un projet mineur, qui ne connut qu'une exposition médiocre et qui, reconnaissons-le, n'a rien d'un chef d'œuvre inaltérable du média. Et pourtant, depuis vingt ans, je ne cesse d'y penser : c'est qu'il y a là quelque chose qui me plaît plus que tout, sans que je ne sache encore bien quoi.Continue reading...
J'ai été pendant plusieurs années un lecteur assidu de l'hebdomadaire Spirou, vitrine privilégiée des dessinateurs Dupuis dont j'ai souvent parlé ici. C'est souvent par son intermédiaire que je connus certains grands classiques du média, et d'autres moins connus. Récemment, j'ai retrouvé Les Tuniques bleues, qui fait partie des monstres sacrés de la maison mais sur lequel mon regard a notablement évolué.Continue reading...
Les créations amatrices m'ont toujours beaucoup intrigué. Je suis entré en écriture, comme d'autres entrent en religion, par ce biais, en écrivant qui sur Zelda, qui sur Metroid : il me rassurait de m'appuyer sur un univers préconstruit et d'y naviguer, comme si cela me déchargeait d'une inquiétude étrange. Dragon Ball Multiverse se revendique lointainement de la même idée : mais sa permanence et sa longévité forcent le respect.Continue reading...
L'écriture de René Goscinny a traversé plusieurs décennies de bandes dessinées, nous le savons bien. Mais comme toujours chez les grands auteurs, il est les chefs d'œuvre, dont j'ai déjà parlé, et il y a les travaux mineurs mais tout aussi intéressants : Iznogoud, ou encore Les Aventures du calife Haroun El Poussah, n'est sans doute pas une constellation intemporelle, mais j'y reviens régulièrement.Continue reading...
J'ai souvent parlé de Larcenet dans ce journal. Il faisait partie des premiers ; j'ai évoqué ses expérimentations et ses cauchemars ; peut-être est-ce le moment d'évoquer quelque chose de plus léger, en parallèle néanmoins de l'ignoble. Cela rend la comédie plus grotesque encore, dans le sens romantique du terme.Continue reading...