De la bande dessinée espagnole, pendant longtemps, je ne connaissais guère que José Luis Munuera et, encore !, parce qu'il reprit Spirou et que j'aimais Spirou. Et puis, je connus Carlos Giménez, et je connus Paracuellos; et ma vie ne fut plus jamais la même.Continue reading...
Je continue cette semaine une série, débutée il y a longtemps, sur les « blogs BD » et les webséries, plus généralement. Je ne sais pourquoi, mais j'évoque surtout ici des projets anglosaxons : je suppose qu'il y a là quelque chose lié à la concentration, toute particulière, de la langue anglaise qui est à propos pour ce format.Continue reading...
En matière d'art et de culture, je ne me dépars point de la philosophie du période, ou du sommet d'une oeuvre quelconque : tout ce qu'il y a auparavant y mène, tout ce qui suit y renvoie. Berserk, par sa narration intéressante et son sabbat rentré dans les mémoires, me semble être l'illustration parfaite de cela.Continue reading...
Des histoires de démiurges, la Littérature en est pleine : c'est là une grande constante de l'humanité. Des Rois qui réécrivent l'histoire aux pactes faustiens, nous espérons tous aller au-delà des bornes que la nature a posées sur notre chemin ; souvent encore,ces tentatives de mal se finir. Pourtant, dans le cadre du Death Note, j'aime à croire que l'apprenti remporta ce duel démoniaque.Continue reading...
Internet est formidable. Autre banalité : le monde des webcomics est formidable. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer ici certains d'entre eux, français comme américains. C'est, sans doute, au plus intelligent de tous que je vais ici m'attaquer : XKCD, « A webcomic of romance, sarcasm, math, and language ». Que peut-on reprocher à ce programme ?Continue reading...
Je fais partie de cette génération qui se souvient uniquement de la toute fin du Club Dorothée, cette émission-même qui participa de l'immixtion de la culture manga en France. J'ai de vagues mais colorés souvenirs des animes qui y étaient diffusés : Ranma 1/2 en faisait partie, même s'il m'intriguait davantage qu'il ne me plaisait...Continue reading...
Souvent, il est des œuvres qui écrasent toute une vie de travail, tant en amont qu'en aval. C'est ainsi : on pourra crier à l'injustice, on exercera surtout sa sagacité. Avant, tout est en germe ; après, tout est en souvenir. Si Toriyama est surtout connu pour ses super-guerriers, on aurait tort d'oublier qu'auparavant, dans un village pingouin, une petite androïde facétieuse traça, indélibiles, les jalons d'un succès qui aujourd'hui encore ne faiblit guère.Continue reading...
Est-il besoin de le rappeler ? La bande dessinée est un art. Art de l'image, art de la couleur, mais aussi art de la parole et, ce qui pourrait surprendra davantage, art du son. Il est de ces œuvres musicales, qui transpercent davantage les os que le reste ; et j'inclus très volontiers Lapinot dans cette catégorie, qui alterne entre l'improvisation du jazz et le calme des symphonies.Blast, de Manu Larcenet, est aussi de cette catégorie ; et sa traversée éprouve comme elle apaise, étonne comme elle rassure.Continue reading...
Les enfants, cela est connu, aiment à se représenter sous les traits de leur héros ou de leur héroïne et de vivre leurs aventures : un tel sera un super-héros, l'autre un guerrier interstellaire ou un pirate, autant de figures bravant mille périls et s'échappant de leur morne quotidien. Je ne devais pas être de tous ces autres, car mon idole, tout petit étais-je, s'appelait Achille Talon.Continue reading...
On entend souvent parler de toute une génération d'auteurs, qui ferait partie de la « nouvelle vague » de la bande dessinée. Parmi eux, j'ai évoqué précédemment Libon, avant encore Larcenet ; mais l'on considère souvent Lewis Trondheim comme le père, sinon consacré, du moins accompli, de ce nouvel élan qui frappa le média aux alentours des années 1990.Continue reading...
Il est une phrase de Proust, entendue je ne sais où, retenue je ne sais comment, qui m'a toujours intrigué. En substance, elle disait quelque chose comme « j'aime être concentré, même dans la longueur ». Quelque part, je pense que cela irait bien à cette longue série de Turf, connue d'un cercle d'initiés dans lequel j'ai pu être, à la faveur d'une bienveillante boucle rousse, initié. Voici venir La Nef des fous, à l'influence que je me plais à croire immense même s'il m'est difficile, ici, de réellement l'évaluer.Continue reading...
Je sais, pour avoir souvent été en cette position, que nous ne sommes jamais autant géniaux qu'en période de noirceur, de dépression, d'envies suicidaires. Il est là comme un interrupteur secret de l'esprit qui s'active et au moment idoine, et qui ouvre la porte vers un monde inédit. Laissons, comme le faisait jadis Baudelaire, l'opium et les paradis artificiels aux impatients : une rupture, une maladie, un doute inspire davantage, et Franquin de s'en être souvenu.Continue reading...
J'ai souvent pensé que le genre et le support influençaient, tout autant que la sensibilité d'un auteur, son éducation, ses lectures, la conduite d'une œuvre. Est-ce parce que le manga est ainsi diffusé en feuilletons, et qu'il faut toujours approvisionner les lecteurs, que ses intrigues me semblent plus complexes que dans la bande dessinée traditionnelle ? Je n'en ai aucune preuve, mais je ne vois guère comment 20th Century Boys aurait pu voir le jour autrement.Continue reading...
Sur ce blog, j'essaie de traiter, surtout et notamment, d'œuvres qui me semblent prétendre à l'immortalité ou, du moins, savent vieillir moins rapidement que d'autres. L'œuvre de Reiser, sans doute aucun, est de celles-ci : et je m'en vais consacrer, comme je le fais parfois, ce billet à l'auteur et non à l'un de ses travaux.Continue reading...
Des genres et sous-genres que peut compter le manga, le shonen est sans doute mon favori. Il y a là un plaisir simple, primaire presque, à voir s'affronter des combattants aux pouvoirs défiant l'imagination et à suivre les péripéties de compagnons repoussant sans cesse leurs limites. Ce jour, je m'en vais parler de One Piece, dans lequel je me suis récemment replongé.Continue reading...
Ce n'est pas la première fois que je parle de BD franco-belge ; que ce soit dans Spirou, Lucky Luke, Gaston Lagaffe ou Les Schtroumpfs, il est toujours quelque chose qui me ramène plus loin que l'enfance, quelque chose qui me parle mieux que jamais. Boule et Bill fait partie de ces « madeleines de Proust » que j'aime à parcourir et reparcourir.Continue reading...
Si j'ai été, plus jeune, un fin connaisseur de la bande dessinée, suivant l'actualité, lisant ce que je pouvais, discutant et élaborant avec chacun sur ce neuvième art, j'ai, depuis et comme qui dirait, décroché : mais occasionnellement me voilà agrapper ceci ou cela, et rattraper mon retard. L'Arabe du futur vaut sans doute la découverte, et réunit comme magiquement tout ce que j'apprécie dans une œuvre.Continue reading...
Un caricaturiste et un pamphlétaire peut-il tomber amoureux de ses figures de papier ? Autrement dit, à force de croquer des défauts et des vices, ne finit-on pas par trouver ci et là quelques vertus, et ne s'éprend-on pas de ses personnages ? C'est ce que je crois lire, temps passant, dans Les Bidochon, série-phare de Christian Binet.Continue reading...
J'avais parlé, il y a de cela longtemps, d'un projet de Libon, Jacques, le petit lézard géant. Je reviens alors parler de son auteur et d'un autre projet, qui vit le jour non plus dans Spirou mais dans Fluide Glacial, Hector Kanon.Continue reading...
Une série de Manu Larcenet fut parmi les premières de la section « BD » de ce blog ; je n'ai pas depuis reparlé de lui. Pourtant, et sans en être un fanatique absolu, je suis régulièrement ses projets, que ce soit ceux menés seuls (Blast) ou avec un compère (Les Cosmonautes du futur, Le Retour à la terre...). C'est cependant de Minimal dont je veux ici parler, « one-shot » qui ne doit pas être des mieux connus.Continue reading...