Un peu de musique française, car je me suis aperçu que j'ai souvent vogué outre-atlantique ces derniers temps. Étant en pleine cure « française », me regardant des films de Lautner, m'extasiant devant Lino Ventura ou Gabin, mangeant du cassoulet. Et, en matière de musique également : Gainsbourg, Bashung, Renaud... Des valeurs sûres que j'avais mises de côté, pour ne je ne sais quelle raison. Mais, je me pose cependant en faux contre ceux qui disent, des trémolos dans la voix, que rien de bien ne s'est fait en chanson à textes depuis trente ans. Il y a, du moins pour moi, les Fatals Picards.Continue reading...
Je ne sais pas trop quelle image de moi je peux renvoyer au travers de mes textes, que ce soit sur mon blog, dans mes activités d'écriture ou encore sur Grospixels ou Zeplayer. Sans doute, à lire des mots sérieux sur des choses sérieuses et des phrases graves sur des choses légères s'imagine-t-on que je suis une façon d'intellectuel coincé du fondement ou approchant. Ce serait mal me connaître. Car s'il est une chose que j'aime plus que tout, ce n'est ni la philosophie antique ni la poésie baroque : c'est l'humour con.Continue reading...
J'avais parlé plus tôt ici même de Mario, j'avais parlé plus tôt de Zelda. Il me restait à évoquer ce qui est pour beaucoup la troisième série « phare » de Nintendo, je veux bien entendu parler de Metroid. Jeux vibrants de claustrophobie et de solitude, sentiments hélas ! sacrifiés sur l'autel de la narration à outrance avec les derniers épisodes, les trois premiers épisodes représentent cependant une vision très particulière du jeu d'exploration, à mi-chemin entre Alien et les romans de Kafka. Et Super Metroid, ou Metroid 3, d'en être peut-être le parangon.Continue reading...
J'ai toujours aimé, en télévision, le principe de l'anthologie. J'avais évoqué jadis la Quatrième Dimension, et son importance magistrale pour la télévision en tant qu'art : Black Mirror, que j'ai découvert récemment, n'aura peut-être pas une influence aussi colossale certes, mais il est sans doute ce que je puis connaître de contemporain qui s'en approche le plus.
Petit billet aujourd'hui consacré à un petit texte, ce qui du reste n'enlève rien à la puissance de celui-ci. Je crois que c'est Orwell qui, dans 1984, statuait qu'un bon auteur était celui capable de vous apprendre ce que vous savez déjà. C'est un peu cette impression que j'ai eue en lisant cette conférence de Paul Valéry, sobrement intitulé Le bilan de l'intelligence.
Dans tous les arts, il y a les auteurs connus et reconnus de tous, et il y a les auteurs connus et reconnus de certains. Il y a ceux qui sont connus même par ceux qui ne connaissent que de très loin le média, et ceux qui ne sont connus que par les passionnés. Il est difficile de s'expliquer pourquoi : cela n'a rien à voir avec la qualité des œuvres en question, l'énergie déployée pour les produire ou encore le nombre de ces œuvres. Ce n'est peut-être que de la chance ou du hasard. Dans le domaine de la musique, Frank Zappa est de ceux-là.Continue reading...
Moment historique s'il en est, mais c'est la première mention d'une bande dessinée japonaise, autrement appelé « manga » au sein de ce blog. S'il est vrai que j'ai plus l'habitude des codes et des auteurs franco-belges, je ne rechigne pas, de temps à autre, à la lecture d'un manga ou encore d'un comics même si, bien évidemment, je connais bien moins ces domaines que les terres de Tintin ou de Spirou. Et quoi de mieux pour inaugurer ceci qu'un des mangas les plus connus au monde, Dragon Ball ?Continue reading...
Il y a des jeux vidéo qui marquent profondément le média. Qu'ils possèdent une ambiance particulière, un gameplay novateur, des graphismes ahurissants ou une histoire impressionnante, ce sont des jeux dont on parle très régulièrement et auxquels l'on fait référence dans nombre d'articles. Ils ont atteint ce que l'on pourrait appeller un statut de culte. Rares sont les jeux ou les séries qui parviennent à ce statut ; et parmi eux, seuls Metal Gear Solid et ses suites « canoniques » parvinrent à une forme d'immortalité.
Difficile, quand il s'agit d'évoquer la bande dessinée franco-belge, de ne pas citer avant et surtout le fameux reporter de Georges Rémi. Un succès mérité et qui, du reste, n'a jamais faibli ; un univers qui a émerveillé petits et grands des années durant, des personnages hauts en couleur, des répliques qui continuent à faire mouche : tout a déjà été dit sur Tintin. Tout, aussi je suis en terrain connu : et ainsi vais-je vous raconter mon histoire d'amour avec ce monument, amour tardif il faut l'avouer...
J'agis énormément par mode. Pendant une semaine, un mois, un semestre entier parfois, je vais me replonger corps et biens dans l'une de mes vieilles amours, qu'il s'agisse de gastronomie, de musique, de cinéma ou, le cas échéant, de bandes dessinées. Et pendant ce temps précis je ne vais manger, écouter, voir, lire que cela et cela seul. Récemment, je me suis rappelé de Marcel Gotlib ; et récemment, je me suis replongé dans la Rubrique-à-Brac. De déménagements en déménagements, elle fait partie des rares séries que je n'oublie jamais sur mon chemin, sachant avec pertinence que tôt ou tard, j'y reviendrai.
Je ne suis pas un afficionado de Victor Hugo. Je le dis sans honte : après avoir lu tous ses romans, toutes ses pièces de théâtre, tous ses recueils (et seulement une petite partie de ses autres travaux, essais et journaux), je peine à le ranger parmi mes auteurs français favoris. Je ne lui enlève rien de son mérite, de sa clairvoyance ; je remercie son engagement politique ; je recommande son style. Mais rien n'y fait, je ne vois en lui qu'un brillant auteur et non un génie comme je peux considérer Chateaubriand.
L'internet est une chose étrange. De temps à autres, propulsées par des sites comme 4chan, Somethingawful et consorts, des phrases deviennent ce que l'on appelle des « memes », soit des gimmicks repris à l'infini par tout un réseau, parfois en oubliant précisément d'où ils proviennent. Des tous premiers all your base are belong to us jusqu'aux récents troll faces, ils sont maintenant repris en cœur, y compris par la presse et la télévision où ils s'invitent parfois en première page. L'un d'entre eux, qui apparut en 2007, est toujours aussi fameux : « The cake is a lie »...Continue reading...
Vous êtes vous déjà amusésà établir, avec des amis ou des proches, des « classements de préférence » ? Vous savez, l'on vous demande quels sont les trois livres, les trois films, les trois albums de musique que vous emporteriez sur une île déserte pour en profiter jusqu'à la fin des temps, et ce sans pouvoir en changer. Bien entendu, ces classements sont stupides et péremptoires et évoluent souvent d'une année sur l'autre. Pourtant, dans le domaine des Lettres, il est un ouvrage (ou plutôt deux) que je cite systématiquement en tête de liste : Alice's Adventure in Wonderland et Through the Looking-Glass, and What Alice Found There de Lewis Carroll.
Je suis peut-être un rien opportuniste de faire un billet sur la trilogie Scream alors que le quatrième opus va bientôt être dans les salles. Mais j'avoue les avoir regardés à nouveau sans arrière-pensée : je les avais vu à l'époque, soit il y a plus de dix, et mes souvenirs étaient relativement flous. C'est donc avec un certain plaisir que je me suis replongé dans les meurtres de Woodsboro et dans le destin chaotique de Sydney qui, décidément, n'a pas de chance dans la vie.
J'avais déjà parlé ici de l'album des Beatles Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. J'aurai pu en vérité faire un billet sur chacun des albums de ce groupe légendaire que je porte plus qu'aucun autre dans mon cœur. Ma lubie me pousse même à rechercher toutes les variantes, reprises, hommages qui leur ont été faits. J'en ai plusieurs, de qualité variable ; mais si je devais n'en retenir qu'un, ce serait la bande originale du documentaire All this and World War II. Le film en lui-même n'est pas des plus connus : il ne sera resté qu'une semaine à l'affiche dans les salles britanniques, et n'a jamais été édité en VHS ou en DVD, même si des copies pirates circulent sur la toile.Continue reading...
Il y a des noms qui traversent les âges de la bande dessinée. René Goscinny, Hergé, Marcel Gotlib. Et il y a des noms qui sont à jamais gravés dans le marbre. André Franquin est de ceux-là, sans aucun doute. J'ai déjà évoqué de loin son travail sur la série des Spirou et Fantasio, que son génie a marqué d'un trait indélibile ; mais ce serait là restreindre tout son talent à une seule et unique série dans laquelle, de son propre aveu, il se sentait un tantinet « à l'étroit ».Continue reading...
Que ce soit dans la littérature, le cinéma, la peinture, la musique ou encore la télévision, il y a des œuvres positives. Ce sont des films, des livres, des mélodies qui donnent du bonheur et de la joie de vivre, sans pour autant soulever en nous de profondes émotions même si, l'un entraînant l'autre, on peut en rire ou en pleurer.Continue reading...
Il est possible de répartir les sitcoms en deux catégories distinctes. Les premières nous permettent de suivre, sur un nombre fixé de saisons, les aventures d'un ou de plusieurs personnages selon un fil narratif plus ou moins continu, le tout formant une histoire ayant un début et une fin. On peut de là penser à des séries comme Friends ou encore Lost : non que tous les épisodes participent à l'élaboration de ce fil narratif, mais elle est toujours prégnante. Dans Friends par exemple, l'histoire chapeautant toutes les saisons est la relation entre Ross et Rachel, et tôt ou tard tout y revient toujours.
Braid fait partie de ces jeux qui laissent une place indélibile dans le cœur et dans l'esprit. Il représente à mes yeux un choc, à la fois esthétique, intellectuel et éthique. Choc esthétique, car les graphismes et les musiques sont particulièrement enchanteurs ; choc intellectuel, car il s'agit d'un jeu aux énigmes particulièrement retorses et qui demandent une grande sagacité pour leur résolution ; choc éthique, car le jeu soulève de nombreses questions sur la vie de couple et la vie en général, thèmes finalement peu abordés dans le média.
Plus que Tintin, plus qu'Astérix, s'il est un héros de la bande dessinée franco-belge que j'adule au-delà de tout, c'est bien Spirou. Je ne saurais faire ici l'historique de ce héros connu de tous et qui a célébré il y a peu son soixante-dixième anniversaire ; les choses sont connues de longues dates et aisément accessibles pour celui qui s'y intéresse. Je me contenterai ainsi d'en parler avec amour.Continue reading...