En ce journal finalement très personnel qui prend néanmoins en compte son statut public, de la même façon que certaines correspondances d'alors profitaient aussi bien aux familiers qu'aux inconnus, je ne traite finalement que peu d'engagement. Certes, j'ai eu, par le passé, à défendre et à réhabiliter une œuvre ou l'autre, mais mon projet se place, comme qui dirait, sur un autre plan, plus sensible peut-être, plus intime encore, décontextualisé sans doute. J'ai le malheur de croire, comme dit un autre, bien plus fameux, que ce qui est bon ici est bon dans un ailleurs approchant. C'est alors pour défendre ce point de vue que je m'en vais parler de Bourdieu, étrangement non pour lui donner raison, mais pour dire qu'il n'a pas tort.
Il y a de cela quelques temps, j'avais parlé, et assez sévèrement je dois dire, du jeu dont il est question cette semaine. Si je maintiens les défauts que je lui trouve et que je vais, par la suite, égrener encore, je m'en vais peut-être ici me faire l'avocat du diable ou, tout du moins, les envisager comme des qualités. Car refaisant le jeu depuis, le temps passant, l'âge allant, je me suis sans doute adouci.Continue reading...
Il y a de cela longtemps, assez longtemps même, j'avais parlé de Mon Voisin Totoro, chef d'œuvre du studio Ghibli et qui reste sans doute l'un de mes films favoris, tous genres confondus. Au sein de cette « constellation », si je me surprends à me citer, il est un autre film d'animation qui sait me transporter on ne peut plus loin et ce bien que son style, son propos, ses ambitions soient profondément distincts de ce dernier : ce film, c'est Porco Rosso, dont jamais je ne me lasse.Continue reading...
Je sais, pour avoir souvent été en cette position, que nous ne sommes jamais autant géniaux qu'en période de noirceur, de dépression, d'envies suicidaires. Il est là comme un interrupteur secret de l'esprit qui s'active et au moment idoine, et qui ouvre la porte vers un monde inédit. Laissons, comme le faisait jadis Baudelaire, l'opium et les paradis artificiels aux impatients : une rupture, une maladie, un doute inspire davantage, et Franquin de s'en être souvenu.Continue reading...
Un proverbe, plutôt un tour connu, affirme volontiers « punk is not dead ». Je me range parfaitement derrière cette affirmation, ne serait-ce parce que le punk a toujours existé, des dandys magnifiques aux coiffures extravagantes de nos rues. Si l'on associe généralement ce mouvement avec la Grande-Bretagne, c'est oublier que la France ne fut pas la dernière à hurler : et Didier Super d'être, alors, l'un de ses plus récents représentants.Continue reading...
À de très rares exceptions près, je suis plus volontiers porté en Littérature sur la forme que sur le fond. Je peux certes prendre plaisir à suivre un roman, et à découvrir ce pourquoi la Marquise sortit à cinq heures et qui a tué le capitaine ; mais je pense que si un auteur prenait la peine de m'écrire le bottin avec une force évocatoire et stylistique démesurée, je m'y accrocherais comme si c'était le plus grand des chefs d'œuvre. Raymond Queneau de venir alors, et de rire de mes penchants.Continue reading...
Je suis attaché à une tradition que d'aucuns nomment « ancienne » du jeu vidéo. J'ai été élevé, surtout, avec les consoles 16 et 64 bits, et Nintendo en particulier, et mon enfance a été parcourue qui par Mario, qui par Zelda, qui par Donkey Kong. Ce sont des jeux que l'on appelle encore « blue sky », où la joie représentée est proportionnelle au plaisir de jeu. Ristar, des créateurs de Sonic, dégage alors aujourd'hui comme hier une énergie qui ne peut que me plaire.
J'ai souvent pensé que le genre et le support influençaient, tout autant que la sensibilité d'un auteur, son éducation, ses lectures, la conduite d'une œuvre. Est-ce parce que le manga est ainsi diffusé en feuilletons, et qu'il faut toujours approvisionner les lecteurs, que ses intrigues me semblent plus complexes que dans la bande dessinée traditionnelle ? Je n'en ai aucune preuve, mais je ne vois guère comment 20th Century Boys aurait pu voir le jour autrement.
De tous les genres et sous-genres que peut compter la musique, le rap est, peut-être, celui qui m'attire le moins.J'ai raté le coche jadis, quand NTM et IAM défrayaient les chroniques, et j'écoutais déjà les Beatles et Frank Zappa ; et ma révolte s'est faite par le rock'n roll avant toute autre chose. J'ai depuis tâché de rattraper mon retard, et si ce n'est quelques morceaux ci et là, je suis loin d'être convaincu... Nonobstant le projet Epic Rap Battles of History.Continue reading...
Je ne suis pas un grand amateur de télévision. Je l'ai été, plus jeune, avec assiduité ; le temps passant, je m'en suis détourné, ne trouvant pas sur les ondes ce que je recherchais. Et puis, l'âge d'Internet m'a permis de m'ouvrir à d'autres émissions, notamment anglo-saxonnes, ma connaissance de la langue augmentant. C'est alors que je tombais amoureux de Whose Line Is It Anyway?Continue reading...
De la même façon que pour la poésie, ma relation avec la science-fiction est irrégulière et chaotique. Tout me plaît en elle, autant son savoir que son imagination ; mais, finalement, j'en lis, j'en regarde, j'en joue peu. Aussi, quand l'un de ses représentants m'attire à ce point, je ne peux m'empêcher d'en parler.Continue reading...
J'ai une relation complexe avec la poésie. Une part de moi l'aime et l'adore, une autre ne parvient pas à la comprendre, dans le sens étymologique du terme. Jamais parfaitement loin de ma main, elle me fascine et me terrifie tout à la fois.Les Regrets, cependant, ne me fait pas cette même impression, sans doute grâce à l'honnête roublardise que j'y trouve.Continue reading...
Le sous-titre de ce blog, « J'aime les choses car elles me sont bonnes », est comme programmatique de mes ambitions : parler, plus ou moins longuement, de choses que j'aime énormément. Cela est parfois compliqué : la critique laudative est plus dure que l'avanie, tant il faut éviter de tomber dans le mièvre. Cela explique, dès lors, que je parle peu de jazz ici : j'ai du mal à trouver les mots.Continue reading...
Sur ce blog, j'essaie de traiter, surtout et notamment, d'œuvres qui me semblent prétendre à l'immortalité ou, du moins, savent vieillir moins rapidement que d'autres. L'œuvre de Reiser, sans doute aucun, est de celles-ci : et je m'en vais consacrer, comme je le fais parfois, ce billet à l'auteur et non à l'un de ses travaux.Continue reading...
Reprenons nos activités de toile en cette rentrée et parlons d'un film découvert joyeusement pendant les fêtes. Ode burlesque et absurde qui aura influencé, je me plais à le croire, le cinéma et la télévision à travers les lieux, du trio Zucker/Abraham/Zucker aux Robins des Bois,Hellzapoppin' est une farce qui ne fait pas son âge, et qui fait rire aujourd'hui comme il faisait rire jadis.Continue reading...
Ce sera là le dernier billet de l'année, avant la reprise du blog en janvier.Aussi, pour terminer ce cycle, quoi de mieux qu'un ouvrage qui célèbre le changement, le cycle, le renouveau sous toutes ses formes ? Les Métamorphoses, chef d'œuvre d'Ovide et poème fondateur, se prête bien à ces lectures hivernales.
Lorsque j'étais enfant et que décembre venait, l'un de mes grands plaisirs était de regarder à la télévision les dessins animés que les chaînes ne manquaient jamais de diffuser à l'approche des fêtes. Parmi ceux-ci, les Astérix, adaptés de la BD du même nom, tenaient la dragée haute ; et parmi eux encore, Les Douze Travaux est sans doute le meilleur.Continue reading...
Que l'on excuse cette platitude, mais il est des jeux vidéo qui sont davantage que des jeux. Tout en présentant tous les atours de leur domaine, ils peuvent, chemin faisant, provoquer une réflexion sur l'esthétisme, la philosophie, voire sur l'art en particulier. No More Heroes est de ceux-là, et bien plus.Continue reading...
J'ai déjà parlé de Racine ; j'ai déjà parlé de Corneille ; il me faut à présent aborder, il en est temps, le dernier cité parmi les dramaturges classiques, Molière. Et autant ai-je pu hésiter quant à la pièce que je voulais aborder, ici, le choix s'est finalement imposé à moi : Le Misanthrope, ou l'Atrabilaire Amoureux est sans doute ma comédie préférée, au point que je m'identifie volontiers au fameux Alceste.Continue reading...
Des genres et sous-genres que peut compter le manga, le shonen est sans doute mon favori. Il y a là un plaisir simple, primaire presque, à voir s'affronter des combattants aux pouvoirs défiant l'imagination et à suivre les péripéties de compagnons repoussant sans cesse leurs limites. Ce jour, je m'en vais parler de One Piece, dans lequel je me suis récemment replongé.Continue reading...