Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Le Rouge et le noir (1831, Stendhal)

Je suis sans doute représentant de ceux qui pensent qu'il existe, dans la Littérature comme ailleurs, deux mouvements : il y a l'allant, et le bifurquant. Il y a la droite ligne, fière, orgueilleuse, énergique et qui jamais ne regarde en arrière ; et il y a la balance, la traverse, le perpendiculaire qui ne s'équilibre que par ses rebours et ses flottements. Des deux, ce roman est sans doute de cette dernière famille, encore que la vérité soit âpre.

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Mathieu Goux

Duck Tales (1989, Capcom)

J'avais déjà parlé de Picsou, il y a peu, du personnage, de ses aventures en bandes dessinées, et de tout l'amour que je lui portais. J'y reviens à présent pour évoquer Duck Tales, et non le dessin animé que l'on connaît davantage, par chez nous, sous le nom La Bande à Picsou, mais bien son adaptation console par Capcom.

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Mathieu Goux

The Matrix (1999, The Wachowskis)

Les Hommes ont la mémoire courte. Un truisme peut-être, mais c'est bien là ce que je ressens : voici un film qui, il y a quinze ans à peine, était sur toutes les bouches, dans tous les yeux, créait une révolution ; le voilà oublié et moqué, vilipendé. Je ne suis pas comptable, je ne ferai donc point de bilan : je veux juste évoquer, comme à mon habitude, ce que fut Matrix pour moi, et ce qu'il est encore.

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Mathieu Goux

Blast (2009 - 2014, Manu Larcenet)

Est-il besoin de le rappeler ? La bande dessinée est un art. Art de l'image, art de la couleur, mais aussi art de la parole et, ce qui pourrait surprendra davantage, art du son. Il est de ces œuvres musicales, qui transpercent davantage les os que le reste ; et j'inclus très volontiers Lapinot dans cette catégorie, qui alterne entre l'improvisation du jazz et le calme des symphonies.Blast, de Manu Larcenet, est aussi de cette catégorie ; et sa traversée éprouve comme elle apaise, étonne comme elle rassure.

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Mathieu Goux

Holy Diver (1983, Dio)

Étrangement, et malgré mon amour de la chose, je n'aurai que peu parlé de Heavy Metal ici. J'ai parlé de classic rock ; de rock expérimental ; psychédélique ; de hard rock ; du chef d'œuvre du genre ; mais point de Metal. Je suppose, quelque part, que cela est lié au temps passant : je fus grand amateur jadis, j'ai ouvert mes horizons à présent. J'y reviens cependant, et quoi de mieux pour commencer que de parler de Holy Diver, que je considère être le plus grand album de Heavy Metal de tous les temps.

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Mathieu Goux

Pour Qui Sonne le Glas (1940, Ernest Hemingway)

D'Ernest Hemingway, comme pour beaucoup de grands auteurs, l'on ne retient souvent qu'un seul titre : Le Vieil Homme et la mer. Ici, la chose est belle, car le roman est grand ; mais je parlerai pourtant d'une autre œuvre qui, il y a de cela quelques années, m'avait enchanté. Ce roman de révolution, idée que j'aime tant, parle ainsi davantage des révolutionnaires que du reste, et ce n'est alors l'aborder que d'une unique façon.

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Mathieu Goux

Punch-Out!! (2009, Nintendo)

La semaine dernière, il n'y a pas eu de mises à jour de ce blog : le temps n'était pas propice, et mon attention était toute concentrée ailleurs. Je reviens cette semaine, en parlant d'un de mes jeux favoris : Punch-Out!!, non l'original mais sa reprise géniale sur Nintendo Wii, quelques vingt ans après son ancêtre sur Nes.

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Mathieu Goux

Scrubs (2001 - 2010, Bill Lawrence)

Si je me souviens bien, il existait au Moyen-Âge quelque chose comme « la théorie des âges  ». Grossièrement, l'on se figurait la vie d'une personne comme un voyage que l'on effectuait dans un pays inconnu. Il était alors possible d'associer un endroit à un temps : la naissance et le début du trajet, l'enfance et l'exploration des alentours, l'âge adulte et les pérégrinations aventureuses, la vieillesse et le retour au bercail. J'aime à associer, à cette exploration géographique, une exploration culturelle : je l'ai dit auparavant, il est des œuvres d'enfant, il est des œuvres d'adulte. Scrubs me serait, ici, une œuvre d'adolescence et de transition.

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Mathieu Goux

Achille Talon (1963 - aujourd'hui, Greg & divers)

Les enfants, cela est connu, aiment à se représenter sous les traits de leur héros ou de leur héroïne et de vivre leurs aventures : un tel sera un super-héros, l'autre un guerrier interstellaire ou un pirate, autant de figures bravant mille périls et s'échappant de leur morne quotidien. Je ne devais pas être de tous ces autres, car mon idole, tout petit étais-je, s'appelait Achille Talon.

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Mathieu Goux

Killer Cuts (1994, Robin Beanland & Graeme Norgate)

La musique de jeu vidéo m'accompagne depuis longtemps, et ce n'est pas encore à présent que la chose s'arrêtera. Aussi, le billet du jour sera à nouveau consacré à une bande originale que j'aime énormément, pour son kitsch sans doute, et qui revendique jusqu'à la dernière note son appartenance à une pop-culture de bon aloi.

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Mathieu Goux

Ulysses (1922, James Joyce)

L'on croit souvent que les théories éclairent les œuvres, et c'est là l'un des arguments majeurs quant à l'existence de la critique littéraire. Certes ; mais il est aussi des livres irréductibles à toute espèce d'explication. Et quand bien même Gérard Genette, dont on aura parlé ailleurs et pour autre chose, se serait piqué de palimpsestes, ne considérer l'Ulysse de Joyce que comme un autre Ulysse, ce serait faire un affront à tous : à l'auteur, à la Littérature, et à l'humanité entière enfin.

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Mathieu Goux

Phantasmagoria (1995, Roberta Williams)

Il en va de l'histoire du jeu vidéo de toutes les autres : il est des vainqueurs, des vaincus et des oubliés, et davantage d'ailleurs des oubliées. Je ne sais s'il faut parler, ici, d'invisibilisées ; mais j'ai l'impression que l'on parle peu ou plus, dans le monde des point'n click, et d'une compagnie fondée par une femme, Sierra On-Line, et d'un jeu où l'on incarne une femme, Phantasmagoria. Que je me trompe ou non, profitons-en cependant pour parler un peu de cette œuvre, historique de bien des façons.

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Mathieu Goux

Ran (1985, Akira Kurosawa)

Il est des amours d'enfant, et il est des amours d'adulte ; et souvent, la beauté ne nous frappe qu'à un moment donné de notre existence, et non ailleurs. Trop tôt, ou trop tard, et tout s'enfuit : le goût est autant affaire de sens que de temps. Parfois, les bonheurs enfantins vieillissent mal ; parfois, les amours sereines se renforcent. Ran s'assourdit en moi, encore et encore, comme un écho violent qui ne cesse de rebondir et de parvenir à mes oreilles.

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Mathieu Goux

Lapinot et les carottes de Patagonie (1992, Lewis Trondheim)

On entend souvent parler de toute une génération d'auteurs, qui ferait partie de la « nouvelle vague  » de la bande dessinée. Parmi eux, j'ai évoqué précédemment Libon, avant encore Larcenet ; mais l'on considère souvent Lewis Trondheim comme le père, sinon consacré, du moins accompli, de ce nouvel élan qui frappa le média aux alentours des années 1990.

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Mathieu Goux

A few of my favorite things

La rentrée est loin encore, pourtant ; mais le travail me poursuit et, finalement, j'y retourne plus rapidement que je ne le croyais. Pour revenir alors en douceur, je vous propose quelque chose d'unique sur ce blog : un florilège de quelques morceaux, pistes, chansons... qui m'obsèdent ces derniers temps, de façon parfaitement désynchronisée et sans analyse poussée ou particulière : pour ainsi dire, voyons cela comme une sorte de playlist en cet estival moment, avec l'espoir, qui sait ?, de vous faire découvrir quelques belles choses.

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Mathieu Goux

Grammaire méthodique du français (1994, Martin Riegel, Jean-Christophe Pellat et René Rioul)

J'entends déjà les gorges chaudes : que vient faire un ouvrage de spécialité, qui plus est de grammaire, dans la catégorie « Littérature  » de ce blog ? Encore, poursuivent-elles, nous avons accepté, jadis, Figures III, car il y avait, au-delà du sujet, un vrai plaisir de conteur, une jouissance du verbe ; mais là, cette Grammaire méthodique du français, comme vous dites, que peut-on y trouver de romanesque, à part quelques citations à la sauvette ? Eh bien ! réponds-je. On y trouve tout le reste : et c'est déjà énorme.

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Mathieu Goux

I Wanna Be the Guy: The Movie: The Game (2007, Michael "Kayin" O'Reilly)

On prête à Franquin cette phrase que j'aime beaucoup par ailleurs : « nous sommes tous des débutants  ».Je joue régulièrement depuis mes six ans ; j'ai fait mes armes sur console, sur PC ; j'ai terminé des jeux de plates-formes, de simulation, de rôle, je me suis acharné, et j'ai acquis par là une constance que j'expliquais plus tôt. Je suis loin d'être mauvais ; mais devant I Wanna Be the Guy, je ne suis, effectivement, qu'un débutant de la manette.

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Mathieu Goux

Aladdin (1992, Disney)

Il est des absences qui ressemblent à des aveux. Depuis des cinq ans que ce blog existe, je n'avais jusqu'à présent jamais parlé de film d'animation Disney. Certes, j'ai évoqué Pixar ici, et j'ai parlé de Picsou par là ; mais rien concernant les « Grands Classiques  ». Ils m'ont suivi toute mon enfance pourtant et, même s'ils sont plus loin de moi à présent, ils m'attendrissent encore par un mélange savant de chansons, de nostalgie et de manichéisme. De tous, parlons d'Aladdin, qui se paie le luxe d'avoir été le premier.

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Mathieu Goux

La Nef des fous (1993 - 2009, Turf)

Il est une phrase de Proust, entendue je ne sais où, retenue je ne sais comment, qui m'a toujours intrigué. En substance, elle disait quelque chose comme « j'aime être concentré, même dans la longueur  ». Quelque part, je pense que cela irait bien à cette longue série de Turf, connue d'un cercle d'initiés dans lequel j'ai pu être, à la faveur d'une bienveillante boucle rousse, initié. Voici venir La Nef des fous, à l'influence que je me plais à croire immense même s'il m'est difficile, ici, de réellement l'évaluer.

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Mathieu Goux

Beat the Beat: Rhythm Paradise (2012, Nintendo)

Dans L'Art du roman, Kundera évoque, rapidement, quelque chose qu'il prête à la musique classique et qu'il enlève au rock'n roll. Il dit ainsi que la symphonie, que les compositeurs, par leur harmonie et leur talent, effaçaient le rythme de l'existence. Le rock'n roll en revanche de le réintégrer et, nous dit-il encore, comme cela nous rappelle notre battement de cœur, de nous ramener à notre mortalité. Peut-être. Je préfère penser, quant à moi, qu'il nous fait sentir d'autant plus vivant même si, évidemment, la chute sera toujours là.

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