Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

XKCD (2005 - en cours, Randall Munroe)

Internet est formidable. Autre banalité : le monde des webcomics est formidable. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer ici certains d'entre eux, français comme américains. C'est, sans doute, au plus intelligent de tous que je vais ici m'attaquer : XKCD, « A webcomic of romance, sarcasm, math, and language  ». Que peut-on reprocher à ce programme ?

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Mathieu Goux

Hot Fuzz (2007, Edgar Wright)

Il me semble avoir lu, un jour, que la parodie était, de tous les genres, le plus difficile à parfaire. Comme d'autres, je peux pleurer sur commande tant mon cœur est près de l'estomac ; faire rire, de même, ne demande qu'à activer ce certain interrupteur ; mais la parodie, qui doit à la fois être originale et montrer, sans y paraître, ses influences nombreuses, demande un équilibre bien difficile à atteindre.

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Mathieu Goux

L'Éducation sentimentale (1869, Gustave Flaubert)

Il y a toujours eu, chez Flaubert, quelque chose d'intrigant. Son humour glacé peut-être, son style enlevé sans doute ; c'est encore la façon qu'il peut avoir de nous tromper qui m'intéresse ici. Car s'il est quelque chose que L'Éducation sentimentale aime à faire, c'est se moquer de nous.

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Mathieu Goux

Super Smash Bros. Melee (2001, Masahiro Sakurai)

Le jeu vidéo est un média jeune, nous l'oublions souvent. Il est né au cours du siècle dernier, et a encore tout à apprendre et tout à faire. Il est cependant assez vieux pour se risquer à l'histoire : et Nintendo, avant d'autres, de l'avoir compris.

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Mathieu Goux

Fargo (1996, Joel & Ethan Coen)

En matière d'art, j'ai élaboré avec le tempsdeux principes fondamentaux auxquels je tiens particulièrement. Premièrement : le quotidien est d'un ennui prodigieux, et on ne devrait jamais en parler sans le sublimer. Deuxièmement : l'exceptionnel est tout aussi ennuyeux, si ce n'est lorsqu'il devient ordinaire.

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Mathieu Goux

Ranma 1/2 (1987 - 1996, Rumiko Takahashi)

Je fais partie de cette génération qui se souvient uniquement de la toute fin du Club Dorothée, cette émission-même qui participa de l'immixtion de la culture manga en France. J'ai de vagues mais colorés souvenirs des animes qui y étaient diffusésRanma 1/2 en faisait partie, même s'il m'intriguait davantage qu'il ne me plaisait...

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Mathieu Goux

Boris Vian (1920 - 1959)

Encore une fois, prenons le contre-pied, et parlons de la carrière musicale d'un certain surtout connu pour ses travaux d'écriture. Cette fois-ci, ce ne sera effectivement pas un acteur, mais un auteur apprécié, Vernon Sullivan, Bison Ravi, ce qu'il vous plaira : et d'évoquer rapidement quelques unes de ses chansons redécouvertes ces derniers mois.

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Mathieu Goux

Don Quichotte de la Manche (1605-1615, Cervantes)

Il m'arrive ces jours-ci la pire des choses, même, la pire des choses qui puissent arriver à quiconque : je commence à prendre place dans ce monde. Petit à petit, irrémédiablement cependant, ce dernier fait sens, je nomme les choses et elles deviennent vraies. C'est une malédiction ; malédiction glorieuse néanmoins, car elle permet de colorer l'un des romans les plus puissants de l'histoire en une nouvelle tragédie.

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Mathieu Goux

Adventures of Lolo (1989, HAL Laboratory)

Nos enfances ont toujours quelque chose de bizarre. Ce peut être un jouet qui ressemblait à s'y méprendre à une charogne ; une chanson douce, qui parlait pourtant de violences conjugales ou d'exactions horribles ; un livre, que l'on retrouve bien plus tard et qui se termine par une disparition. Adventures of Lolo a sans doute quelque chose de bizarre : mais il est sans doute bien plus sage que tous ces derniers exemples.

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Mathieu Goux

Doctor Who (2005 - en cours, divers)

Il n'est guère besoin d'escalader une montagne pour être essoufflé : l'apercevoir au loin, immense, démesurée, blanche, grise et noire, peut décourager déjà. J'en étais là il y a peu encore devant ce colosse qu'est Doctor Who ; mais une amie de me prendre la main, de se faire sherpa et de me guider sur ces sentiers des temps nouveaux.

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Mathieu Goux

Dr. Slump (1980 - 1984, Akira Toriyama)

Souvent, il est des œuvres qui écrasent toute une vie de travail, tant en amont qu'en aval. C'est ainsi : on pourra crier à l'injustice, on exercera surtout sa sagacité. Avant, tout est en germe ; après, tout est en souvenir. Si Toriyama est surtout connu pour ses super-guerriers, on aurait tort d'oublier qu'auparavant, dans un village pingouin, une petite androïde facétieuse traça, indélibiles, les jalons d'un succès qui aujourd'hui encore ne faiblit guère.

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Mathieu Goux

Undertale Soundtrack (2015, Toby Fox)

Je crois aux coups de foudre. Je crois à l'amour au premier regard, à l'évidence des sentiments. Aussi, que l'on m'excuse cette semaine de parler récent et de parler vif : j'ai déjà fait l'un, et l'autre, en musique surtout. Pourquoi donc toujours ici et non ailleurs ? Du langage de l'âme et du reste, je ne parlerai point, du moins, pas maintenant.

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Mathieu Goux

Le Rouge et le noir (1831, Stendhal)

Je suis sans doute représentant de ceux qui pensent qu'il existe, dans la Littérature comme ailleurs, deux mouvements : il y a l'allant, et le bifurquant. Il y a la droite ligne, fière, orgueilleuse, énergique et qui jamais ne regarde en arrière ; et il y a la balance, la traverse, le perpendiculaire qui ne s'équilibre que par ses rebours et ses flottements. Des deux, ce roman est sans doute de cette dernière famille, encore que la vérité soit âpre.

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Mathieu Goux

Duck Tales (1989, Capcom)

J'avais déjà parlé de Picsou, il y a peu, du personnage, de ses aventures en bandes dessinées, et de tout l'amour que je lui portais. J'y reviens à présent pour évoquer Duck Tales, et non le dessin animé que l'on connaît davantage, par chez nous, sous le nom La Bande à Picsou, mais bien son adaptation console par Capcom.

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Mathieu Goux

The Matrix (1999, The Wachowskis)

Les Hommes ont la mémoire courte. Un truisme peut-être, mais c'est bien là ce que je ressens : voici un film qui, il y a quinze ans à peine, était sur toutes les bouches, dans tous les yeux, créait une révolution ; le voilà oublié et moqué, vilipendé. Je ne suis pas comptable, je ne ferai donc point de bilan : je veux juste évoquer, comme à mon habitude, ce que fut Matrix pour moi, et ce qu'il est encore.

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Mathieu Goux

Blast (2009 - 2014, Manu Larcenet)

Est-il besoin de le rappeler ? La bande dessinée est un art. Art de l'image, art de la couleur, mais aussi art de la parole et, ce qui pourrait surprendra davantage, art du son. Il est de ces œuvres musicales, qui transpercent davantage les os que le reste ; et j'inclus très volontiers Lapinot dans cette catégorie, qui alterne entre l'improvisation du jazz et le calme des symphonies.Blast, de Manu Larcenet, est aussi de cette catégorie ; et sa traversée éprouve comme elle apaise, étonne comme elle rassure.

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Mathieu Goux

Holy Diver (1983, Dio)

Étrangement, et malgré mon amour de la chose, je n'aurai que peu parlé de Heavy Metal ici. J'ai parlé de classic rock ; de rock expérimental ; psychédélique ; de hard rock ; du chef d'œuvre du genre ; mais point de Metal. Je suppose, quelque part, que cela est lié au temps passant : je fus grand amateur jadis, j'ai ouvert mes horizons à présent. J'y reviens cependant, et quoi de mieux pour commencer que de parler de Holy Diver, que je considère être le plus grand album de Heavy Metal de tous les temps.

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Mathieu Goux

Pour Qui Sonne le Glas (1940, Ernest Hemingway)

D'Ernest Hemingway, comme pour beaucoup de grands auteurs, l'on ne retient souvent qu'un seul titre : Le Vieil Homme et la mer. Ici, la chose est belle, car le roman est grand ; mais je parlerai pourtant d'une autre œuvre qui, il y a de cela quelques années, m'avait enchanté. Ce roman de révolution, idée que j'aime tant, parle ainsi davantage des révolutionnaires que du reste, et ce n'est alors l'aborder que d'une unique façon.

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Mathieu Goux

Punch-Out!! (2009, Nintendo)

La semaine dernière, il n'y a pas eu de mises à jour de ce blog : le temps n'était pas propice, et mon attention était toute concentrée ailleurs. Je reviens cette semaine, en parlant d'un de mes jeux favoris : Punch-Out!!, non l'original mais sa reprise géniale sur Nintendo Wii, quelques vingt ans après son ancêtre sur Nes.

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