Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Remarques sur la langue française (1647, Claude Favre de Vaugelas)

Il y a de cela quelques temps, j'avais parlé d'une grammaire, et j'avais rapidement évoqué le travail des Remarqueurs. Je reviens ici sur le plus connu d'entre eux, Vaugelas ; et sur son ouvrage le plus étudié, les Remarques. C'est un texte que je fréquente depuis plusieurs années à présent, et que je parcours tant pour le travail que pour le plaisir : et il a comme une richesse étrange, que je ne saisis pas encore parfaitement néanmoins.

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Mathieu Goux

Conker's Bad Fur Day (2001, RareWare)

J'ai toujours eu une tendresse pour l'irrévérence, la violence et la scatologie dans la culture populaire. J'avais parlé jadis de South Park ; nous ne sommes pas loin de cela ici. Il y a comme une libération formidable, une stupidité étrange qui en révèle davantage sur nous-mêmes que sur le reste : car rire, n'est-ce pas déjà s'exposer et montrer une parcelle étrangèrede soi ?

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Mathieu Goux

Death Note (2003-2006, Tsugumi Ōba & Takeshi Obata)

Des histoires de démiurges, la Littérature en est pleine : c'est là une grande constante de l'humanité. Des Rois qui réécrivent l'histoire aux pactes faustiens, nous espérons tous aller au-delà des bornes que la nature a posées sur notre chemin ; souvent encore,ces tentatives de mal se finir. Pourtant, dans le cadre du Death Note, j'aime à croire que l'apprenti remporta ce duel démoniaque.

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Mathieu Goux

Thriller (1982, Michael Jackson)

Il y a les œuvres, et il y a les chefs d'œuvre. Il y a celles qui sont plaisantes, mais sans génie aucun ; et il y a celles qui sont comme les étoiles, destinées à brûler des éternités et, quand bien même mourraient-elles un jour, leur lumière était si intense, bien que lointaine, qu'on la reçoit encore des siècles et des siècles plus tard.

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Mathieu Goux

Leisure Suit Larry in the Land of the Lounge Lizards (1987, Al Lowe)

On est toujours surpris de voir, en remontant le temps, combien ce que l'on pensait être de création récente fut en réalité inventée il y a plusieurs années de cela. Le Quichotte fait le bilan de la chevalerie ; Citizen Kane révolutionne le théâtre. Dans le monde du jeu vidéo, dans lequel plus que jamais on se plaît à réécrire l'histoire, je reviens cette semaine sur l'une de ses premières aventures érotiques, ou plutôt érotico-comiques car on rigole beaucoup avec Larry.

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Mathieu Goux

Le Comte de Monte-Cristo (1844-1846, Alexandre Dumas)

J'ai une tendresse particulière pour les intrigues à tiroir et les romans-feuilletons. Si je suis admiratif des grands projets littéraires qui charpentent toute leur intrigue et en font comme un ressort bandé qui se déploie petit à petit, il y a dans l'écriture multiple un plaisir coupable que je renie point. Parmi ces grands feuilletonistes, Alexandre Dumas est sans doute le plus connu ; et Le Comte de Monte-Cristo, son œuvre la plus fameuse.

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Mathieu Goux

XKCD (2005 - en cours, Randall Munroe)

Internet est formidable. Autre banalité : le monde des webcomics est formidable. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer ici certains d'entre eux, français comme américains. C'est, sans doute, au plus intelligent de tous que je vais ici m'attaquer : XKCD, « A webcomic of romance, sarcasm, math, and language  ». Que peut-on reprocher à ce programme ?

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Mathieu Goux

Hot Fuzz (2007, Edgar Wright)

Il me semble avoir lu, un jour, que la parodie était, de tous les genres, le plus difficile à parfaire. Comme d'autres, je peux pleurer sur commande tant mon cœur est près de l'estomac ; faire rire, de même, ne demande qu'à activer ce certain interrupteur ; mais la parodie, qui doit à la fois être originale et montrer, sans y paraître, ses influences nombreuses, demande un équilibre bien difficile à atteindre.

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Mathieu Goux

L'Éducation sentimentale (1869, Gustave Flaubert)

Il y a toujours eu, chez Flaubert, quelque chose d'intrigant. Son humour glacé peut-être, son style enlevé sans doute ; c'est encore la façon qu'il peut avoir de nous tromper qui m'intéresse ici. Car s'il est quelque chose que L'Éducation sentimentale aime à faire, c'est se moquer de nous.

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Mathieu Goux

Super Smash Bros. Melee (2001, Masahiro Sakurai)

Le jeu vidéo est un média jeune, nous l'oublions souvent. Il est né au cours du siècle dernier, et a encore tout à apprendre et tout à faire. Il est cependant assez vieux pour se risquer à l'histoire : et Nintendo, avant d'autres, de l'avoir compris.

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Mathieu Goux

Fargo (1996, Joel & Ethan Coen)

En matière d'art, j'ai élaboré avec le tempsdeux principes fondamentaux auxquels je tiens particulièrement. Premièrement : le quotidien est d'un ennui prodigieux, et on ne devrait jamais en parler sans le sublimer. Deuxièmement : l'exceptionnel est tout aussi ennuyeux, si ce n'est lorsqu'il devient ordinaire.

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Mathieu Goux

Ranma 1/2 (1987 - 1996, Rumiko Takahashi)

Je fais partie de cette génération qui se souvient uniquement de la toute fin du Club Dorothée, cette émission-même qui participa de l'immixtion de la culture manga en France. J'ai de vagues mais colorés souvenirs des animes qui y étaient diffusés : Ranma 1/2 en faisait partie, même s'il m'intriguait davantage qu'il ne me plaisait...

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Mathieu Goux

Boris Vian (1920 - 1959)

Encore une fois, prenons le contre-pied, et parlons de la carrière musicale d'un certain surtout connu pour ses travaux d'écriture. Cette fois-ci, ce ne sera effectivement pas un acteur, mais un auteur apprécié, Vernon Sullivan, Bison Ravi, ce qu'il vous plaira : et d'évoquer rapidement quelques unes de ses chansons redécouvertes ces derniers mois.

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Mathieu Goux

Don Quichotte de la Manche (1605-1615, Cervantes)

Il m'arrive ces jours-ci la pire des choses, même, la pire des choses qui puissent arriver à quiconque : je commence à prendre place dans ce monde. Petit à petit, irrémédiablement cependant, ce dernier fait sens, je nomme les choses et elles deviennent vraies. C'est une malédiction ; malédiction glorieuse néanmoins, car elle permet de colorer l'un des romans les plus puissants de l'histoire en une nouvelle tragédie.

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Mathieu Goux

Adventures of Lolo (1989, HAL Laboratory)

Nos enfances ont toujours quelque chose de bizarre. Ce peut être un jouet qui ressemblait à s'y méprendre à une charogne ; une chanson douce, qui parlait pourtant de violences conjugales ou d'exactions horribles ; un livre, que l'on retrouve bien plus tard et qui se termine par une disparition. Adventures of Lolo a sans doute quelque chose de bizarre : mais il est sans doute bien plus sage que tous ces derniers exemples.

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Mathieu Goux

Doctor Who (2005 - en cours, divers)

Il n'est guère besoin d'escalader une montagne pour être essoufflé : l'apercevoir au loin, immense, démesurée, blanche, grise et noire, peut décourager déjà. J'en étais là il y a peu encore devant ce colosse qu'est Doctor Who ; mais une amie de me prendre la main, de se faire sherpa et de me guider sur ces sentiers des temps nouveaux.

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Mathieu Goux

Dr. Slump (1980 - 1984, Akira Toriyama)

Souvent, il est des œuvres qui écrasent toute une vie de travail, tant en amont qu'en aval. C'est ainsi : on pourra crier à l'injustice, on exercera surtout sa sagacité. Avant, tout est en germe ; après, tout est en souvenir. Si Toriyama est surtout connu pour ses super-guerriers, on aurait tort d'oublier qu'auparavant, dans un village pingouin, une petite androïde facétieuse traça, indélibiles, les jalons d'un succès qui aujourd'hui encore ne faiblit guère.

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Mathieu Goux

Undertale Soundtrack (2015, Toby Fox)

Je crois aux coups de foudre. Je crois à l'amour au premier regard, à l'évidence des sentiments. Aussi, que l'on m'excuse cette semaine de parler récent et de parler vif : j'ai déjà fait l'un, et l'autre, en musique surtout. Pourquoi donc toujours ici et non ailleurs ? Du langage de l'âme et du reste, je ne parlerai point, du moins, pas maintenant.

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