Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Guru Guru (1968 - en cours, Mani Neumeier et al.)

J'aime le rock'n roll, on le saura ; et entre toutes ses variations, le rock progressif fait sans doute partie de mes plus belles amours. De Frank Zappa à Magma, en passant par King Crimson et Pink Floyd, il est une passion, une énergie sourde et longue, qui me plaît toujours. Lors de mes explorations du genre, je découvris Guru Guru, sans doute point le plus connu, mais parmi mes favoris.

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Mathieu Goux

Gagner la guerre (2009, Jean-Philippe Jaworski)

Toutes choses égales par ailleurs, je ne goûte guère la fantasy en littérature. J'aime pourtant ces imaginaires au cinéma ou en bande dessinée ; mais si ce n'est Pratchett, et dans une moindre mesure le vieillissant Tolkien, rien ne m'aura attiré. C'est que je préfère les intrigues humaines aux dragons furieux ; c'est alors que Jaworski vint et fit sans doute ce que Martin ne réalisa point.

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Mathieu Goux

Tetris (1984, Alekseï Pajitnov)

Pendant plusieurs années, force était à parier que Tetris était le jeu le plus connu de toute l'histoire de ce jeune média. On le trouvait partout, sur tous les micros, toutes les consoles, les calculatrices et les oscilloscopes : invisible et omniprésent. Sa force, aujourd'hui, est sans doute moindre, plutôt, elle est peu visible ; il ne suffit d'un rien, pourtant, pour revenir dans la Tetris Mania.

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Mathieu Goux

Bojack Horseman (2014 - en cours, Raphael Bob-Waksberg)

Je sacrifie à l'actualité cette semaine, tandis que la nouvelle saison de cette série vient d'être rendue disponible ; elle méritait pourtant un petit billet, ne serait-ce que parce qu'elle fait partie des rares que j'ai visionné à deux ou trois reprises, en partie ou intégralement, sans m'en lasser. Il y a de belles choses ici, même si le début est assez terne : c'est que l'on joue tant et tant avec nos attentes que le balancier est difficile au commencement, avant de revenir vers une médiocrité que je n'aime que trop bien.

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Mathieu Goux

Babymetal (2010 - en cours, Suzuka Nakamoto et al.)

Des quelques billets que j'ai pu produire sur ce blog, on ne sera guère étonné d'apprendre que la culture japonaise -- les cultures japonaises serait plus juste -- m'intéresse beaucoup. Les mangas et les animes, le cinéma, mais la musique également. Je suis loin d'être savant ici, j'ai encore beaucoup à écouter : et récemment, l'on m'aura fait découvrir ce groupe de rock'n roll d'un genre nouveau, qui ne cesse de me fasciner.

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Mathieu Goux

Cyrano de Bergerac (1897, Edmond Rostand)

Il y a des textes dont l'écho est si fort qu'ils résonnent loin, bien loin de leur origine. On les trouve dans des séries télévisées, des bandes dessinées, des opéras ; on navigue en permanence dans leurs univers, sans le savoir pourtant. Ce qui est étrange ici, c'est ce que je ne parle point d'un mythe ou des Écritures : mais de quelque chose de bien, bien plus proche de nous.

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Mathieu Goux

Celeste (2018, Matt Makes Games)

Il y a des jours, comme ça. L'on parcourt les magasins, les étagères, et l'on rencontre une merveille, une pépite visible par toutes et tous, mais qui brille davantage pour vous seul. Celeste est sans nulle question un jeu rare, extraordinaire : et bien que j'aie, ci et là, des griefs à son encontre, son talent est tel que je ne puis faire autrement que de l'admirer.

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Mathieu Goux

One Punch Man (2009 - en cours, ONE/Madhouse)

Il y a des trésors partout, évidemment ; et la voix populaire a parfois raison de porter aux nues telle ou telle œuvre. J'ai découvert One Punch Man accidentellement, lors de son adaptation en anime il y a de cela quelques temps ; je suis tombé sous le charme, ne trouvant là aucun réel défaut, ni aucun réel problème, tant tout me semble parfait.

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Mathieu Goux

Sandman (1989 - 1996, Neil Gaiman & divers)

Pour une série de raisons, la mécanique des rêves m'a ces derniers temps particulièrement intéressé. Ces moments où l'esprit nous appartient sans plus nous appartenir, où le corps peut se mouvoir sans notre concours. S'imaginer les rêves comme issus d'un être thaumaturge, cela n'a rien de bien nouveau : l'interprétation de Gaiman est cependant la plus belle que je puis connaître.

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Mathieu Goux

Crimes of Passion (1980, Pat Benatar)

L'on présente souvent le rock'n roll comme un art surtout occupé par les hommes ; du moins, mes références sont surtout masculines, et cela n'est sans doute pas sans aller sans l'énergie, la violence parfois, le guttural des voix que l'on imagine associé au genre. Pourtant, de grandes dames ont su donner au rock ses lettres de noblesse : et entre toutes, Pat Benatar fait partie de mes préférées.

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Mathieu Goux

Tractatus Logico-Philosophicus (1921, Wittgenstein)

Toutes choses égales par ailleurs, je lis peu de philosophie. Précisons : si j'en rencontre, c'est comme mâtinée dans telle ou telle œuvre, sans y paraître, d'une façon toute montaignienne finalement et cela me plaît. Il y a des exceptions, surtout parmi les Anciens d'ailleurs, ou alors dans les plus ou moins contemporains ; et dans mon horizon de pensée, il y a le Tractatus, sans doute l'œuvre qui m'aura, dans son genre, le plus impressionné.

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Mathieu Goux

Gobliins 2 : Le Prince Bouffon (1992, Coktel Vision)

La nostalgie me prend, ces jours-ci, en ondes concentriques. C'est peut-être ça, vieillir : se sentir plus sage et plus grand, mais également regretter et sentir qu'on ne peut exporter cette sagesse et cette grandeur dans les temps passés. Allons savoir, je repensais à l'un des premiers jeux de mon enfance, l'un de ceux qui m'éveillèrent le mieux aux grandeurs de ce média : Gobliins 2.

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Mathieu Goux

Last Action Hero (1993, John McTiernan)

J'ai déjà eu l'occasion de parler, ci et là, de phénomènes hollywoodiens, de blockbusters, parodiques ou non ; et on saura aussi, du moins je le rappellerai, qu'il n'y a pas pour moi de « sous-culture  », uniquement de la justesse et de l'intelligence. Last Action Hero n'aura sans doute pas, en son temps, rencontré son public : il n'était pourtant dénué ni de l'une, ni de l'autre.

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Mathieu Goux

Les Aventures de Tanguy et Laverdure (1959 - en cours, divers)

Plus jeune, je n'étais guère attiré par les bandes dessinées au style « réaliste  », d'inspiration historique ou non. J'étais plus volontiers de l'école « gros nez  », et de la comédie en particulier. Aussi, je ne découvris que bien plus tard les Corto Maltese, les Blueberry et, enfin, Tanguy et Laverdure qui doit sûrement être, chronologiquement, le premier du genre que j'explorais.

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Mathieu Goux

Love (2006, The Beatles)

Je ne suis guère original dans mes goûts musicaux, du moins, je n'ai point cette prétention : il n'échappera donc à personne que j'idolâtre les Beatles, comme nombre. Je juge leur importance, à l'aune de leur art, colossale ; pas un jour ne passe sans écouter leurs chansons ; pas un moment où je ne redécouvre leurs grands succès. Aussi, lorsque sortit Love en 2006, toute mercantile l'initiative fût-elle, je ne pus faire autrement que céder.

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Mathieu Goux

The World According to Garp (1978, John Irving)

Évidemment, ou plutôt, comme on pourrait s'en douter et comme je l'ai dit ailleurs, je ne crois pas vraiment au pouvoir de la littérature. Tout comme les chansons, les films, les peintures ne changent point le monde, les livres ne changent rien non plus. Il faut le dire : ce qui change le monde, ce qui l'approfondit et l'embellit, ce sont les hommes et les femmes l'habitant.

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Mathieu Goux

Bricks Breaker Puzzle (2018, Mobirix)

Si l'on m'avait dit, il y a quelques années de cela, que j'écrirais un billet comme celui-ci, je ne l'aurais absolument pas cru. Voilà quelques paragraphes à propos d'un jeu sur téléphone portable, duquel je ne peux ces derniers temps me détacher ; qui est pétri de tous les défauts que l'on peut trouver à ces jeux ; qui m'agace autant qu'il me frustre, et qui me frustre autant qu'il me plaît. J'y vois du génie, ou de l'inconscience.

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Mathieu Goux

Back to the Future (1985, Robert Zemeckis)

La sortie bien récente de Ready Player One me replongea dans une nostalgie populaire dont je ne suis pas encore totalement sortie. Notamment, la bien connue DeLorean de Back to the Future d'y faire une apparition remarquée, et appréciée des amateurs, dont je fais partie. Revenons alors à l'origine, et parlons davantage de ce pourquoi je l'aime, et de ce que pourquoi je l'aime moins.

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