Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Cyrano de Bergerac (1897, Edmond Rostand)

Il y a des textes dont l'écho est si fort qu'ils résonnent loin, bien loin de leur origine. On les trouve dans des séries télévisées, des bandes dessinées, des opéras ; on navigue en permanence dans leurs univers, sans le savoir pourtant. Ce qui est étrange ici, c'est ce que je ne parle point d'un mythe ou des Écritures : mais de quelque chose de bien, bien plus proche de nous.

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Mathieu Goux

Celeste (2018, Matt Makes Games)

Il y a des jours, comme ça. L'on parcourt les magasins, les étagères, et l'on rencontre une merveille, une pépite visible par toutes et tous, mais qui brille davantage pour vous seul. Celeste est sans nulle question un jeu rare, extraordinaire : et bien que j'aie, ci et là, des griefs à son encontre, son talent est tel que je ne puis faire autrement que de l'admirer.

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Mathieu Goux

One Punch Man (2009 - en cours, ONE/Madhouse)

Il y a des trésors partout, évidemment ; et la voix populaire a parfois raison de porter aux nues telle ou telle œuvre. J'ai découvert One Punch Man accidentellement, lors de son adaptation en anime il y a de cela quelques temps ; je suis tombé sous le charme, ne trouvant là aucun réel défaut, ni aucun réel problème, tant tout me semble parfait.

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Mathieu Goux

Sandman (1989 - 1996, Neil Gaiman & divers)

Pour une série de raisons, la mécanique des rêves m'a ces derniers temps particulièrement intéressé. Ces moments où l'esprit nous appartient sans plus nous appartenir, où le corps peut se mouvoir sans notre concours. S'imaginer les rêves comme issus d'un être thaumaturge, cela n'a rien de bien nouveau : l'interprétation de Gaiman est cependant la plus belle que je puis connaître.

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Mathieu Goux

Crimes of Passion (1980, Pat Benatar)

L'on présente souvent le rock'n roll comme un art surtout occupé par les hommes ; du moins, mes références sont surtout masculines, et cela n'est sans doute pas sans aller sans l'énergie, la violence parfois, le guttural des voix que l'on imagine associé au genre. Pourtant, de grandes dames ont su donner au rock ses lettres de noblesse : et entre toutes, Pat Benatar fait partie de mes préférées.

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Mathieu Goux

Tractatus Logico-Philosophicus (1921, Wittgenstein)

Toutes choses égales par ailleurs, je lis peu de philosophie. Précisons : si j'en rencontre, c'est comme mâtinée dans telle ou telle œuvre, sans y paraître, d'une façon toute montaignienne finalement et cela me plaît. Il y a des exceptions, surtout parmi les Anciens d'ailleurs, ou alors dans les plus ou moins contemporains ; et dans mon horizon de pensée, il y a le Tractatus, sans doute l'œuvre qui m'aura, dans son genre, le plus impressionné.

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Mathieu Goux

Gobliins 2 : Le Prince Bouffon (1992, Coktel Vision)

La nostalgie me prend, ces jours-ci, en ondes concentriques. C'est peut-être ça, vieillir : se sentir plus sage et plus grand, mais également regretter et sentir qu'on ne peut exporter cette sagesse et cette grandeur dans les temps passés. Allons savoir, je repensais à l'un des premiers jeux de mon enfance, l'un de ceux qui m'éveillèrent le mieux aux grandeurs de ce média : Gobliins 2.

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Mathieu Goux

Last Action Hero (1993, John McTiernan)

J'ai déjà eu l'occasion de parler, ci et là, de phénomènes hollywoodiens, de blockbusters, parodiques ou non ; et on saura aussi, du moins je le rappellerai, qu'il n'y a pas pour moi de « sous-culture  », uniquement de la justesse et de l'intelligence. Last Action Hero n'aura sans doute pas, en son temps, rencontré son public : il n'était pourtant dénué ni de l'une, ni de l'autre.

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Mathieu Goux

Les Aventures de Tanguy et Laverdure (1959 - en cours, divers)

Plus jeune, je n'étais guère attiré par les bandes dessinées au style « réaliste  », d'inspiration historique ou non. J'étais plus volontiers de l'école « gros nez  », et de la comédie en particulier. Aussi, je ne découvris que bien plus tard les Corto Maltese, les Blueberry et, enfin, Tanguy et Laverdure qui doit sûrement être, chronologiquement, le premier du genre que j'explorais.

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Mathieu Goux

Love (2006, The Beatles)

Je ne suis guère original dans mes goûts musicaux, du moins, je n'ai point cette prétention : il n'échappera donc à personne que j'idolâtre les Beatles, comme nombre. Je juge leur importance, à l'aune de leur art, colossale ; pas un jour ne passe sans écouter leurs chansons ; pas un moment où je ne redécouvre leurs grands succès. Aussi, lorsque sortit Love en 2006, toute mercantile l'initiative fût-elle, je ne pus faire autrement que céder.

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Mathieu Goux

The World According to Garp (1978, John Irving)

Évidemment, ou plutôt, comme on pourrait s'en douter et comme je l'ai dit ailleurs, je ne crois pas vraiment au pouvoir de la littérature. Tout comme les chansons, les films, les peintures ne changent point le monde, les livres ne changent rien non plus. Il faut le dire : ce qui change le monde, ce qui l'approfondit et l'embellit, ce sont les hommes et les femmes l'habitant.

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Mathieu Goux

Bricks Breaker Puzzle (2018, Mobirix)

Si l'on m'avait dit, il y a quelques années de cela, que j'écrirais un billet comme celui-ci, je ne l'aurais absolument pas cru. Voilà quelques paragraphes à propos d'un jeu sur téléphone portable, duquel je ne peux ces derniers temps me détacher ; qui est pétri de tous les défauts que l'on peut trouver à ces jeux ; qui m'agace autant qu'il me frustre, et qui me frustre autant qu'il me plaît. J'y vois du génie, ou de l'inconscience.

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Mathieu Goux

Back to the Future (1985, Robert Zemeckis)

La sortie bien récente de Ready Player One me replongea dans une nostalgie populaire dont je ne suis pas encore totalement sortie. Notamment, la bien connue DeLorean de Back to the Future d'y faire une apparition remarquée, et appréciée des amateurs, dont je fais partie. Revenons alors à l'origine, et parlons davantage de ce pourquoi je l'aime, et de ce que pourquoi je l'aime moins.

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Mathieu Goux

Asia (1982, Asia)

Parfois, les étoiles s'alignent magiquement. Des personnes se rencontrent, s'associent et produisent un miracle qui ne pourra jamais être parfaitement reproduit. Asia, du groupe du même nom, est sans doute de ceux-là : tout concordait à faire un chef d'œuvre, et rien ne permit, ensuite, de le reconduire parfaitement.

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Mathieu Goux

Great Expectations (1861, Charles Dickens)

À tout seigneur, tout honneur : c'est par South Park que je fis jadis la connaissance de ce roman. Il y a, dans cette série, un garçonnet nommé « Pip  » ; il révèle dans un épisode que son nom est un hommage au protagoniste des Grandes Espérances ; curieux, je lis le roman ; enfin, il m'inspira de belles choses.

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Mathieu Goux

Animal Crossing (2002, Nintendo)

De Little Computer People à Spore en passant par les Sims, j'ai pour le genre dit des « simulateurs de vie  » un intérêt poli, mais guère développé cependant. J'y joue quelques jours, puis me lasse rapidement ; c'est ainsi. Pourtant, Animal Crossing, premier du nom, m'aura jadis fort bien occupé et c'est sans doute le seul que je retiendrai encore.

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Mathieu Goux

The Angry Video Game Nerd (2004 - en cours, James Rolfe)

Je n'ai nul besoin de revenir sur mon intérêt poussé pour le jeu vidéo : les curieux iront se plonger d'eux-mêmes dans tout ce que j'ai pu produire à ce sujet. Mais cet intérêt ne s'arrête pas à ma propre action et je prends plaisir à profiter du travail d'autrui, dont celui de James Rolfe, notablement connu pour la série dont je parle ici, mais qui a bien des cordes à son arc.

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Mathieu Goux

Spirale (1998-1999, Junji Ito)

J'ai déjà eu l'occasion de parler, notamment pour le cinéma, de ma relation avec le genre de l'horreur. J'y reviens à présent par le biais du manga, ayant redécouvert récemment l'œuvre de celui qui est souvent présenté comme le ténor du genre, Junji Ito.

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Mathieu Goux

Trout Mask Replica (1969, Captain Beefheart and His Magic Band)