Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Ella Fitzgerald (1917-1996)

Ces derniers temps, et après m'en être éloigné pendant plusieurs mois, je reviens vers le blues, vers le swing, vers le jazz : hasard des listes de lecture et de l'humeur du moment. Plus spécifiquement, c'est Ella Fitzgerald que je réécoute, étant lassé des voix masculines en ces époques pluvieuses.

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Mathieu Goux

Another World (1991, Éric Chahi)

Du jeu vidéo, je suis plus volontiers amateur du versant « ludique  » que du versant « cinématographique  ». Ce n'est pas à dire que je n'apprécie pas une scénographie élaborée, mais lorsqu'elle prend le pas sur le plaisir du contrôle, je ne peux qu'être déçu. Another World, ce me semble, évite brillamment cet écueil.

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Mathieu Goux

La Disparition (1969, George Perec)

Point de symbolique cachée ici : je n'ai pas assez de talent pour me risquer aux lipogrammes, aussi j'écris sans contraintes. De La Disparition, on connaît à présent beaucoup son jeu primordial ; mais réduire le roman à ce seul exercice de style est, peut-être, rapide etdécevant.

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Mathieu Goux

Looking for Eric (2009, Ken Loach)

On dira, et on pensera, ce que l'on voudra du football : force est de constater que son effet, sur la société et ses amateurices, est aujourd'hui énorme. Si on peut l'associer à nombre de débordements, il peut également être source de joie et d'espérance pour d'autres. Looking for Eric explore peut-être cette ambiguïté tout en offrant des chances de rédemption, à ses personnages comme à ses figures tutélaires.

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Mathieu Goux

Les Ramoneurs de menhirs (2006 - en cours, Éric Gorge et al.)

Par ses liens, plus ou moins prononcés, plus ou moins explicites, avec le rock'n roll, je ne peux qu'aimer le punk, sous toutes ses variations. J'y reviens moins facilement cependant, son côté cru et acéré me fait souvent pencher davantage vers le mélodique ou l'expérimental : mais occasionnellement j'y reviens et hurle tout ce que je puis hurler.

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Mathieu Goux

Amours, délices et orgues (1898, Alphonse Allais)

Occasionnellement, on entend parler du « bon mot à la française  », ce génie tout particulier qu'aurait notre culture et sa tendance à l'aphorisme, au bout-en-train, au trait d'esprit. Je ne sais si cela est propre à notre civilisation : mais si cette tendance existe, nul autre qu'Alphonse Allais a su l'incarner au mieux.

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Mathieu Goux

The Shining (1980, Stanley Kubrick)

La saison de l'horreur a beau être passée, mon esprit y revient néanmoins, puisqu'il traîne ces jours-ci de noires pensées. De loin en loin, puis de proche en proche, je me suis ressouvenu de The Shining, qui fut l'une de mes premières peurs : elle ne m'a plus jamais quitté depuis.

Mathieu Goux

Jojo's Bizarre Adventure (1987 - en cours, Hirohiko Araki)

Comme tout un chacun je présume, je peux être particulièrement extatique en parlant de certaines œuvres. Le temps allant, je devins cependant plus mesuré : on dira que c'est la sagesse de l'âge. Pourtant, Jojo's Bizarre Adventure réactiva, dans des proportions inégalées, cette tendance que je croyais éteinte : et je ne comprends pas encore tout à fait pourquoi.

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Mathieu Goux

Fever Ray (2009, Fever Ray)

Quand bien même aimerais-je l'électro, pour en avoir parlé occasionnellement ici, j'avoue que ce n'est pas le genre vers lequel je tends le plus : ce n'est pas ainsi que j'ai fait mon éducation. Pourtant, je suis toujours curieux d'en découvrir : et récemment, on porta à mon attention The Knife, et l'album solo de Karin Dreijer, auquel je reviens sans m'en rendre compte.

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Mathieu Goux

Murder on the Orient Express (1934, Agatha Christie)

Les hasards de l’existence me font écrire ce billet tandis que je me trouve dans un train fortement ressemblant à ceux de l’ancien temps, avec ces cabines que longe un grand couloir étroit. Il n’en fallait pas plus pour me ressouvenir d’Agatha Christie, et ce qui fut sans doute mon premier émoi policier.

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Mathieu Goux

Return of the Obra Dinn (2018, Lucas Pope)

Cela fait bien des années que ce blog existe ; et si, au commencement, je me faisais une règle de m'éloigner de l'actualité brûlante, je m'essaie à la palinodie. Return of the Obra Dinn est effectivement mon récent et magistral coup de cœur, et il me fallait en dire un mot.

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Mathieu Goux

Guru Guru (1968 - en cours, Mani Neumeier et al.)

J'aime le rock'n roll, on le saura ; et entre toutes ses variations, le rock progressif fait sans doute partie de mes plus belles amours. De Frank Zappa à Magma, en passant par King Crimson et Pink Floyd, il est une passion, une énergie sourde et longue, qui me plaît toujours. Lors de mes explorations du genre, je découvris Guru Guru, sans doute point le plus connu, mais parmi mes favoris.

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Mathieu Goux

Gagner la guerre (2009, Jean-Philippe Jaworski)

Toutes choses égales par ailleurs, je ne goûte guère la fantasy en littérature. J'aime pourtant ces imaginaires au cinéma ou en bande dessinée ; mais si ce n'est Pratchett, et dans une moindre mesure le vieillissant Tolkien, rien ne m'aura attiré. C'est que je préfère les intrigues humaines aux dragons furieux ; c'est alors que Jaworski vint et fit sans doute ce que Martin ne réalisa point.

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Mathieu Goux

Tetris (1984, Alekseï Pajitnov)

Pendant plusieurs années, force était à parier que Tetris était le jeu le plus connu de toute l'histoire de ce jeune média. On le trouvait partout, sur tous les micros, toutes les consoles, les calculatrices et les oscilloscopes : invisible et omniprésent. Sa force, aujourd'hui, est sans doute moindre, plutôt, elle est peu visible ; il ne suffit d'un rien, pourtant, pour revenir dans la Tetris Mania.

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Mathieu Goux

Bojack Horseman (2014 - en cours, Raphael Bob-Waksberg)

Je sacrifie à l'actualité cette semaine, tandis que la nouvelle saison de cette série vient d'être rendue disponible ; elle méritait pourtant un petit billet, ne serait-ce que parce qu'elle fait partie des rares que j'ai visionné à deux ou trois reprises, en partie ou intégralement, sans m'en lasser. Il y a de belles choses ici, même si le début est assez terne : c'est que l'on joue tant et tant avec nos attentes que le balancier est difficile au commencement, avant de revenir vers une médiocrité que je n'aime que trop bien.

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Mathieu Goux

Babymetal (2010 - en cours, Suzuka Nakamoto et al.)

Des quelques billets que j'ai pu produire sur ce blog, on ne sera guère étonné d'apprendre que la culture japonaise -- les cultures japonaises serait plus juste -- m'intéresse beaucoup. Les mangas et les animes, le cinéma, mais la musique également. Je suis loin d'être savant ici, j'ai encore beaucoup à écouter : et récemment, l'on m'aura fait découvrir ce groupe de rock'n roll d'un genre nouveau, qui ne cesse de me fasciner.

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