Jeux vidéo et cigarettes (101)

Tout ce qui regarde le jeu vidéo, des séries à des titres particuliers, sur console comme sur micro

Mathieu Goux

Solstice (1990, Software Creations)

Je garde des jeux de mon enfance pour plusieurs raisons : soit parce qu'ils furent des coups de cœur puissant, soit parce que je les associe à tel ou tel événement de ma vie. Et puis, il y a Solstice, qui me terrifia absolument quand j'avais cinq ou six ans.

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Mathieu Goux

Castlevania: Symphony of the Night (1997, Konami)

J'ai toujours aimé voir naître des genres nouveaux dans les médias que je suis. Le jeu vidéo a beau être un média jeune, beaucoup de choses naquirent avant ma naissance ; j'ai cependant eu la chance de voir arriver Symphony of the Night, comme un éclair dans le brouillard.

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Mathieu Goux

Infernax (2022, Berzerk Studio)

On peut se demander jusqu'à quel point une esthétique comme celle-ci peut être qualifiée de « retro  » tant elle est implantée depuis plus de dix ans, qu'elle a été substantiellement modifiée, qu'elle ne garde plus que la surface des choses et non leur profondeur. Infernax n'est ainsi pas une redite : c'est de la nouveauté tranquille, à l'inspiration belle.

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Mathieu Goux

Baba is You (2019, Arvi Teikari)

J'aime les jeux d'énigme et de réflexion, depuis toujours ; et ce même si je ne suis pas toujours doué à ceux-ci. Le jeu vidéo a cependant cet avantage, que les solutions et les guides aident même les plus incertains à progresser et à profiter finalement de l'œuvre.

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Mathieu Goux

Super Mario Bros. 3 (1988, Nintendo)

 
Super Mario Bros. 3 est, dans mon parcours de joueur, l'une de ces œuvres fondatrices qui enta définitivement mon amour pour la chose. J'y reviens souvent, toujours attentif : et j'en ressors toujours conquis.

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Mathieu Goux

Mickey Mania (1994, Traveller's Tale)

Les gens de ma génération ont souvent rêvé, en lisant les magazines, d'essayer des jeux qui leur étaient inaccessibles. L'avenir est arrivé, les consoles virtuelles et l'émulation sont venues ; Mickey Mania est un jeu qui présentait mieux qu'il ne l'était, malgré ses détours.

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Mathieu Goux

Wario Land (1994, Nintendo)

S'il est une révolution, encore une, que connut le jeu vidéo ses dernières années, c'est la fin de cette démarcation majeure entre jeux de salon, et jeux portables. À présent, tout ou presque peut se jouer dans sa poche ou dans le métro ; mais jadis, il était les icônes du canapé, et celle de la cour de récréation. Wario a, pour moi, l'odeur de la marelle et des billes.

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Mathieu Goux

Metal Slug (1996, Nazca)

De loin en loin, on présente le jeu vidéo comme un divertissement vulgaire et violent, dangereux, dans tous les sens du terme ; de proche en proche, j'oublie ces discours. Sans nier qu'il est des choses à analyser ici, il faut aussi dire que le jeu vidéo a su rendre l'imagerie guerrière drôle, comme ce Metal Slug qui ferait oublier les horreurs de la chose.

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Mathieu Goux

Discworld II: Mortellement vôtre (1996, Perfect Entertainment)

Le jeu vidéo a toujours su flirter avec les autres arts issus de l'esprit humain, la peinture, la musique, d'autres choses encore : mais finalement, peu la littérature, à raison peut-être. Il est plus difficile d'adapter un film qu'un roman, même s'il y eut bien des tentatives. Parmi les meilleures, Discworld II, l'un des plus grands jeux d'aventure que je puis connaître.

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Mathieu Goux

Sonic the Hedgehog 2 (1992, Sega)

Je n'ai jamais apprécié Sonic the Hedgehog, la série comme le personnage ou son univers. Les jours inspirés, je clame même souvent qu'il ne s'agit, généralement, que de jeux surfaits, médiocres au mieux, génie marketing certes, mais désespérément creux. Tous, sauf le second, semble-t-il aimé surtout des contempteurs, comme je le prouve.

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Mathieu Goux

Resident Evil (1996, Shinji Mikami)

J'ai beau de ne pas donner la Playstation, première du nom, comme mes plus beaux souvenirs, je ne peux que la reconnaître marquante dans mon histoire de joueur, comme elle le fut pour le média dans sa totalité. En cette précédente fin de siècle, trois de ses jeux marquèrent profondément les regards : il y eut Metal Gear Solid, il y eut Final Fantasy VII ; et il y eut Resident Evil.

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Mathieu Goux

Super Mario Maker (2015, Nintendo)

J'ai une relation complexe, d'amour et de rejet, pour les jeux de création et d'élaboration, tels les Civilization dont j'avais alors parlé. Il y a quelques années de cela cependant, Super Mario Maker me fit douter : par l'évidence de son principe et l'intelligence de ses contours, il m'invita à me croire poète ; médiocre certes, plus poétereau que lauré, mais poète néanmoins.

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Mathieu Goux

F-Zero (1990, Nintendo)

Les jeux de course m'indiffèrent beaucoup dans le domaine du jeu vidéo. Peut-être parce que je ne suis pas grand amateur de voitures ; peut-être parce que cette mécanique m'indiffère ; mais je préfère encore quelque chose se rapprochant davantage de l'affrontement ou de l'arcade. Il y a, cependant,F-Zero, qui semble réunir pour moi le meilleur des deux mondes.

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Mathieu Goux

Monkey Island 2: LeChuck's Revenge (1991, Ron Gilbert)

J'avais lu jadis, dans un magazine spécialisé, que contrairement au cinéma, les suites, dans le domaine du jeu vidéo, sont généralement assez bien réussies. Force m'est de reconnaître quelques fondements à cette affirmation, quand bien même des exceptions demeureraient ; et Monkey Island 2 d'être, vraisemblablement, l'une des meilleures illustrations de cette idée.

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Mathieu Goux

Final Fantasy VI (1994, Squaresoft)

Mon rapport au jeu de rôle japonais (« JRPG  ») est assez étrange, lorsque j'y songe : bien que l'ayant découvert assez tard, avec Final Fantasy VII surtout, j'ai pour lui une tendresse voisine d'autres véritables souvenirs d'enfance. La chose doit faire vibrer un bout de cœur inviolé, qui ne bat que pour la magie, les princes et les chevalières. Final Fantasy VI travaille à fond cette appétence, mais lui apporte également quelque chose de plus.

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Mathieu Goux

Killer Instinct (1994, RareWare)

Je ne suis sans doute pas un grand amateur de jeux de combat. Je les connais pourtant, ils m'amusent souvent, certains mêmes plus que d'autres, mais sans appétence particulière. Trop techniques à mes yeux, trop racés : ils n'ont pas la simplicité que je recherche ailleurs. Si je dois en retenir un seul cependant, ce serait Killer Instinct, qui aujourd'hui encore m'étonne particulièrement.

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