Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Lettres persanes (1721, Montesquieu)

 
Lettres persanes est de ces textes, de ces romans, qui ne me plurent point au commencement et qui, le temps allant, s'imprimèrent plus aigûment en moi. Sans y paraître, comme pour Vigny, ces lettres vinrent doucement s'installer en moi, plus d'ailleurs pour leur forme, que pour leur fond.

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Mathieu Goux

Catch Me If You Can (2002, Steven Spielberg)

Fut un temps, cela semble antique !, où je dévorais les DVD sans même y penser. Avant leur disparition, ils étaient peu chers, tout le monde les bradait ; je les achetais au kilo. C'est donc par hasard que je découvris Catch Me If You Can, historiette sans doute médiocre dans la filmographie des concernés, mais plaisir sincère me concernant.

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Mathieu Goux

Les Dingodossiers (1967, Goscinny & Gotlib)

J'ai eu jadis parlé de Gotlib, pour la Rubrique-à-Brac et pour les Rhââ... ; et si ce sont par ces séries que j'ai connu ce grand dessinateur, j'aime particulièrement Les Dingodossiers qui ont fait sa réputation auprès des lecteurs et lectrices de Pilote (mâtin, quel journal !) et dans lesquels ses premières marottes s'exprimèrent.

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Mathieu Goux

The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast (1974, Roger Glover et al.)

Je me souviens assez bien de la première fois que j'entendis un bout de cet album, sans surprise particulière « Love is all  ». Comme un certain nombre de ma génération, c'était comme habillage d'une publicité dédiée à un sirop, dont le nom m'a depuis échappé. La musique était, de loin, la meilleure partie de ce spot.

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Mathieu Goux

Requiem (1963, Anna Akhmatova)

De mes années de concours de l'agrégation, j'ai gardé bien des souvenirs, des visages, des citations, des noms. Tout ne fut pas toujours heureux ; mais les découvertes véritables étaient grandes et belles. Parmi elles, Anna Akhmatova, qui jusqu'au nom m'était alors inconnue ; et son recueil Requiem, sans doute l'un des plus cités, et des meilleurs.

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Mathieu Goux

Sonic the Hedgehog 2 (1992, Sega)

Je n'ai jamais apprécié Sonic the Hedgehog, la série comme le personnage ou son univers. Les jours inspirés, je clame même souvent qu'il ne s'agit, généralement, que de jeux surfaits, médiocres au mieux, génie marketing certes, mais désespérément creux. Tous, sauf le second, semble-t-il aimé surtout des contempteurs, comme je le prouve.

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Mathieu Goux

Les Malheurs d'Alfred (1972, Pierre Richard)

Des idoles du cinéma populaire, quand j'étais enfant, j'en avais quelques unes : des récentes et des moins récentes, et comme les dimanches étaient longs, j'usais les bandes magnétiques des cassettes de mes parents. Si je ne devais garder cependant qu'une personne, qu'un comédien, ce serait peut-être PIerre Richard, dont le jeu lunaire et désarticulé m'a toujours fasciné.

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Mathieu Goux

Modeste et Pompon (1958 - 1992, Franquin et al.)

La notion d'« œuvre intégrale  » m'a toujours interpelé. L'idée que l'on puisse retrouver « tout  », tout ce qu'un ou une a pu faire, dire, écrire, au long de sa vie, borner définitivement son existence, créatrice ne serait-ce ; je trouve ça étrange. On sait bien sûr que tout cela est illusion, Foucault sera passé par là ; mais elle permet parfois de comprendre les origines secrètes des choses, à l'instar de Modeste et Pompon qui préfigure, en creux, certaines marottes futures.

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Mathieu Goux

John Williams (né en 1932)

Je sens, par vague, monter épisodiquement ce sentiment de « trahison de classe  » que connaissent les personnes qui, plus par hasard ou chance, parviennent encore à grimper la hiérarchie sociale, symboliquement, ne serait-ce. Des goûts jadis simples, qui me rapprochaient de mes parents ou de mon frère, disparaissent ; d'autres m'y ramènent. L'œuvre de John Williams, sans doute, en fait partie.

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Mathieu Goux

1984 (1949, George Orwell)

Le temps allant, je me méfie des concordances adventices, des belles coïncidences, et trop belles même. Tel auteur, des siècles avant notre ère, avait tout deviné de notre époque ; telle peintresse a, à la Renaissance, dépeint avec clairvoyance la politique contemporaine. Je m'en méfie, car le réel ressemble souvent au passé. Preuve s'il en sera : 1984.

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Mathieu Goux

Resident Evil (1996, Shinji Mikami)

J'ai beau de ne pas donner la Playstation, première du nom, comme mes plus beaux souvenirs, je ne peux que la reconnaître marquante dans mon histoire de joueur, comme elle le fut pour le média dans sa totalité. En cette précédente fin de siècle, trois de ses jeux marquèrent profondément les regards : il y eut Metal Gear Solid, il y eut Final Fantasy VII ; et il y eut Resident Evil.

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Mathieu Goux

Duck Soup (1933, The Marx Brothers)

Comme je l'évoquais quelques fois dans ce journal, il est des œuvres marquantes dans tel et tel pays, qui pour plusieurs raisons ne parvinrent point à pénétrer nos frontières. J'évoquais cela pour Dragon Quest, dans le jeu vidéo ; ou pour Weird Al, pour la musique. Pour le cinéma, rien ne me semble plus propice que les Marx Brothers, qui modelèrent un esprit dont on connaît les descendants, mais rarement les originaux.

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Mathieu Goux

Moumines (1945-1993, Tove Jansson)

J'ai fait la connaissances des Moumines, comme d'autres de ma génération je présume, par l'intermédiaire d'une série animée diffusée à la télévision ; j'ai depuis visité la Finlande, et j'ai depuis parcouru davantage de cette famille de trolls faisant de la philosophie,comme d'autres font de la prose, sans le savoir et sans y paraître.

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Mathieu Goux

La Leyenda de la Mancha (1998, Mägo de Oz)

Fut un temps où mon jeu favori était de découvrir de nouveaux groupes de musique selon un critère géographique. Je choisissais un pays, loin de mes habitudes : j'explorais, et je sélectionnais ce qui me plaisait le mieux. Ainsi découvris-je Guru Guru ; Laibach ; Rhapsody of Fire. Et ainsi découvris-je Mägo de Oz, sans savoir que je ne faisais que rattraper un retard d'ignorance.

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Mathieu Goux

Super Mario Maker (2015, Nintendo)

J'ai une relation complexe, d'amour et de rejet, pour les jeux de création et d'élaboration, tels les Civilization dont j'avais alors parlé. Il y a quelques années de cela cependant, Super Mario Maker me fit douter : par l'évidence de son principe et l'intelligence de ses contours, il m'invita à me croire poète ; médiocre certes, plus poétereau que lauré, mais poète néanmoins.

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Mathieu Goux

The Naked Gun: From the Files of the Police Squad! (1988, Zucker, Abrahams & Zucker)

Il y a des anniversaires adventices : alors, qu'en préparation de ce billet, je relisais celui fait jadis sur Airplane! des mêmes réalisateurs, je m'aperçus qu'un peu moins d'un an les séparaient. C'est peut-être ainsi que je peux le mieux m'apercevoir de l'influence qu'eurent ces œuvres multiples sur ma pscyhé : ils reviennent de proche en proche, sans que je ne m'en aperçoive vraiment.

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Mathieu Goux

Soda (1987 - en cours, Tome et al.)

J'ai été, pendant plus de dix ans je pense, un abonné et un amoureux inconditionnel du journal Spirou. Je m'en suis détourné depuis, pour plusieurs raisons : je vieillissais surtout, et je n'étais plus vraiment la cible éditoriale du journal. Mais jadis encore, alors que j'étais cette tête blonde à qui on voulait me vendre des albums, il y avait Soda, que je ne comprenais pas totalement je pense, mais dont l'effet, en ricochets, se fait encore sentir.

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Mathieu Goux

Mechanical Animals (1997, Marylin Manson)

Je ne saurais précisément situer où et quand je découvris Marylin Manson, le groupe, et Marylin Manson, l'artiste. Quelque part à l'adolescence je présume, où lors de mes jeunes années d'adulte, pendant ma découverte du rock'n roll et du métal. Avant Dio, je pense ; mais après Magma. C'est cependant avec cet album que je restais, et même si je n'y viens pas plus souvent qu'ailleurs, je ne le regrette jamais.

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