Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Mickey Mania (1994, Traveller's Tale)

Les gens de ma génération ont souvent rêvé, en lisant les magazines, d'essayer des jeux qui leur étaient inaccessibles. L'avenir est arrivé, les consoles virtuelles et l'émulation sont venues ; Mickey Mania est un jeu qui présentait mieux qu'il ne l'était, malgré ses détours.

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Mathieu Goux

Wario Land (1994, Nintendo)

S'il est une révolution, encore une, que connut le jeu vidéo ses dernières années, c'est la fin de cette démarcation majeure entre jeux de salon, et jeux portables. À présent, tout ou presque peut se jouer dans sa poche ou dans le métro ; mais jadis, il était les icônes du canapé, et celle de la cour de récréation. Wario a, pour moi, l'odeur de la marelle et des billes.

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Mathieu Goux

La Mare au diable (1846, George Sand)

Du monde paysan, je ne connais rien, sinon des histoires lointaines : mes grands-parents avaient déjà quitté ce monde pour d'autres activités, les meules et les socs prenaient la poussière dans la grange transformée en garage. La Mare au diable fut comme une leçon de choses, entre le roman et le réel.

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Mathieu Goux

Le Cerveau (1969, Gérard Oury)

La camarde m'enlève, nous enlève, des personnalités marquantes. Dans deux domaines distincts, c'était Cauvin jadis, c'est Belmondo aujourd'hui. J'ai alors revu l'un de mes films favoris, qui me suit depuis mon enfance : Le Cerveau.

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Mathieu Goux

Columbo (1968 - 2003, Levinson & Link)

De mon amour pour le policier, le polar et les histoires de meurtre, j'ai assez parlé, je crois, dans ce journal. Parmi les premières œuvres qui modelèrent ma passion pour ces choses, il y eut la série télévisée Columbo, que je redécouvre ces temps-ci, porté par l'air du temps.

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Mathieu Goux

Les Femmes en blanc (1986 - en cours, Cauvin & Bercovici)

Parmi les bandes dessinées de mon enfance, de celles que je suivais quand j'étais petit, Les Femmes en blanc furent les premières dont je me rappelle véritablement acheter un album de compilation, après les avoir suivies dans Le Journal de Spirou. Les relisant, le ton me semble évoluer, en mieux cependant.

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Mathieu Goux

I Love Rock'n Roll (1981, Joan Jett & the Blackhearts)

Mon histoire avec le rock'n roll a connu des étapes déterminantes, que j'ai souvent racontées dans ce journal. Il y a eu les Beatles, qui furent les premiers ; Frank Zappa, qui suivit ; The Residents, qui bouleversèrent tout ; Dio, qui ne sera jamais dépassé. Mais il y eut également Joan Jett et cet album, au titre qui sonne comme un manifeste.

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Mathieu Goux

Le Petit Nicolas (1956-1965, René Goscinny & Jean-Jacques Sempé)

René Goscinny, célèbre pour plus de séries de bandes dessinées que je pourrais ici en citer, était avant toutes choses un auteur ; ses romans et nouvelles sont peu connues, mais elles sont agréables. Peut-être cependant son ouvrage d'écriture « réelle  » le plus connu sera Le Petit Nicolas, qui prédate un certain Gaulois de quelques années.

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Mathieu Goux

Metal Slug (1996, Nazca)

De loin en loin, on présente le jeu vidéo comme un divertissement vulgaire et violent, dangereux, dans tous les sens du terme ; de proche en proche, j'oublie ces discours. Sans nier qu'il est des choses à analyser ici, il faut aussi dire que le jeu vidéo a su rendre l'imagerie guerrière drôle, comme ce Metal Slug qui ferait oublier les horreurs de la chose.

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Mathieu Goux

Babe (1995, Chris Noonan)

Depuis quelques années, je m'essaie et tâche de diminuer mon alimentation carnée et m'attache à multiplier les repas végétariens, voire végétaliens, autant que faire se peut. C'est un parcours long, à la croisée de la réflexion personnelle, du goût intime, de l'engagement moral ; mais si je devais lui donner un point de départ, Babe en serait un parmi deux ou trois autres.

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Mathieu Goux

Léonard (1974 - en cours, de Groot & Turk)

Des bandes dessinées associées à mon enfance, Léonard est sans doute l'une de celle que je retiens le plus. Je l'avais découvert par accident, en grande surface, dans les rayons consacrés ; le dessin rond me fit saisir un album ; j'aimais les personnages et le principe, absolument.

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Mathieu Goux

Fictions (1944, Borges)

Parmi les étapes marquantes de ma vie de lecteur, Fictions représente une bascule particulièrement forte, dont les effets se font sentir jusqu'à aujourd'hui. Certes, je ne serai pas particulièrement original en disant cela, tant l'importance de l'ouvrage est connue : mais c'est une chose de le dire en général, c'en est une autre de le dire en particulier.

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Mathieu Goux

Constantine (2005, Francis Lawrence)

Il est toujours surprenant de voir qu'une œuvre, un film, un livre, un jeu, gagne avec le temps de l'importance dans son panthéon personnel. De Constantine, je n'avais que de vagues souvenirs jusqu'alors, je l'avais vu jadis à sa sortie ; mais sa revisite récente a comme réactivé des choses enfouies dans mon âme, et mon regard sur lui a changé.

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Mathieu Goux

Les Profs (2000 - en cours, Erroc & Pica, et al.)

Au début des années 2000, j'étais adolescent et je lisais énormément de bandes dessinées. J'étais encore abonné à Spirou, l'hebdomadaire ; je complétais religieusement mes collections ; je découvrais des séries qui me seront toujours chères, même si confidentielles. C'est là que je connus tout d'abord Pica ; puis Les Profs, qui paraissaient non chez le groom, mais chez la souris.

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Mathieu Goux

Le Pendule de Foucault (1988, Umberto Eco)

J'ai, avec la littérature, comme un recul plus froid que pour d'autres formes artistiques. Des romans m'ont fait pleurer ou rire, d'autres m'ont étonné ; mais les émotions que je vis par le truchement de l'écrit me semblent différentes, comme étouffées, au regard de celles produites par le cinéma ou le théâtre. À une exception cependant : Le Pendule de Foucault.

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Mathieu Goux

Discworld II: Mortellement vôtre (1996, Perfect Entertainment)

Le jeu vidéo a toujours su flirter avec les autres arts issus de l'esprit humain, la peinture, la musique, d'autres choses encore : mais finalement, peu la littérature, à raison peut-être. Il est plus difficile d'adapter un film qu'un roman, même s'il y eut bien des tentatives. Parmi les meilleures, Discworld II, l'un des plus grands jeux d'aventure que je puis connaître.

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Mathieu Goux

Zodiac (2007, David Fincher)

J'ai eu l'occasion de le dire à quelques reprises : j'ai comme une fascination morbide pour les histoires de meurtres, de tueurs en série, d'enquêtes policières de longue haleine. Il y a comme une perversion malsaine dans ces histoires, je suis le premier à le reconnaître : mais tout comme le papillon vers la lampe, j'y reviens et m'y brûle. Récemment, je redonnai une chance à Zodiac, qui me plut démesurément la fois seconde.

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