Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Mithridate (1672, Racine)

Une tragédie racinienne, ma préférée, s'illustrait aux tout débuts de ce journal. Des quinze ans plus tard, je reviens au théâtre avec Mithridate qui est, et ce n'est pas une erreur, ma tragédie racinienne préférée.

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Mathieu Goux

World Record Progressions (v. 2017, Summoning Salt)

Depuis longtemps, je pense le jeu vidéo moins comme un média ou une forme artistique, que comme une activité étendue, un ensemble de pratiques, de postures, d'identités qui, se complétant et s'influençant, le forme totalement. Le speedrun, notamment, me passionne beaucoup.

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Mathieu Goux

Corto Maltese (1967 - en cours, Hugo Pratt et al.)

Il y a des bandes dessinées qui, dans mon enfance et je présume, dans celle des gens de ma génération, sont associées à des lieux spécifiques, des bibliothèques municipales ou des armoires de grands-parents, ou d'oncles et de tantes. C'est le cas pour Corto Maltese, que je lisais chez ma famille, mais jamais chez moi.

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Mathieu Goux

The Most Mysterious Song on the Internet (v. 1984, inconnu)

D'ordinaire, dans cette catégorie, je parle d'artistes et d'albums, de plusieurs petites chansons découvertes, c'est un peu organisé. Cette semaine, il n'en sera rien : je ne parlerai que d'une seule chanson, et encore, je ne pourrais en dire beaucoup. C'est, voyez-vous, qu'il s'agit de la chanson la plus mystérieuse d'internet.

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Mathieu Goux

Titus Andronicus (1594, William Shakespeare)

Il m'est toujours curieux de lire du Shakespeare. Je connais l'auteur, son importance, je vois son génie ; mais j'en lis peu, et mal, la langue anglaise du temps m'étant encore compliquée. Et puis, parfois, je repense à Titus Andronicus, et je frémis de peur et de fureur.

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Mathieu Goux

Fear & Hunger (2018, Miro Haverinen)

Il y a des obsessions saines et d'autres, malsaines. Des œuvres auxquelles je reviens incessamment, convaincu qu'il y a encore des mystères à comprendre et à trouver ; qui me hantent et me grignotent, qui m'enlèvent des parts de moi pour les remplacer autrement. Fear & Hunger est ici, et ma vie sera à présent différente.

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Mathieu Goux

Les Ignorants (2011, É. Davodeau)

J'ai parlé de l'auteur il y a quelques années et, si ce n'est cette série-ci et ce texte-là, je n'ai, je crois, rien lu de plus de lui. Pourtant, le souvenir de l'histoire reste avec moi, bizarrement, alors qu'à sa première lecture, rien ne m'avait particulièrement épaté. Il y a des choses, comme ça.

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Mathieu Goux

Otamatone (2009, Maywa Denki)

Il y a une beauté dans le burlesque, le grotesque, le décalé et le décalage, ce qui n'est pas tout à fait là, mais qui est sérieux pourtant dans son humour. C'est le baroque ; c'est le lutin ; c'est, en musique et pour moi, l'Otamatone, que j'aime absolument.

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Mathieu Goux

Boule de Suif (1880, Maupassant)

On a toutes et tous ces anecdotes sur les textes lus en cours de français, au collège ou au lycée, souvent d'ailleurs avec de sévères critiques sur la sélection proposée. Je suis plutôt d'accord ou, du moins, d'accord sur certains endroits ; mais cette nouvelle, pourtant, a forgé assez ma sensibilité.

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Mathieu Goux

Predator (1987, John McTiernan)

En termes de cinéma, j'ai été élevé tant aux comédies françaises qu'aux films d'action américains. Si ma culture cinématographique s'est depuis étendue, je n'ai jamais renié ces premières amours, et je leur trouve toujours quelque chose, davantage souvent qu'alors.

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Mathieu Goux

Jojo (1987 - 2010, André Geerts)

Cela peut sembler un cliché, mais j'ai un rapport compliqué avec mon enfance. Cela ne fut pas un moment agréable de ma vie, mais plutôt un très long moment, qu'il me tardait d'achever. Je n'ai pas été frappé ni molesté, qu'on ne se fasse pas d'idées : mais j'étais seul, je déprimais et je m'ennuyais, et je n'attendais qu'on me laisse tranquille.

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Mathieu Goux

Congratulations (2010, MGMT)

Je vais peu aux concerts, cela ne fait pas partie de mon identité culturelle. Plusieurs raisons à à cela : le coût prohibitif souvent, la densité populaire ensuite. Je préfère écouter de chez moi, tranquillement, sans soucis. Aussi, si je vais voir un artiste sur scène, c'est qu'il doit beaucoup me plaire. MGMT fait partie de ces exceptions.

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Mathieu Goux

Histoire d'une Grecque moderne (1740, Abbé Prévost)

Le temps avance, et les choses changent. Jadis, j'aurais lu ce roman pour préparer un concours ; à présent, je le lis pour aider les autres à le préparer. J'en suis aussi plutôt content, car c'est une découverte agréable, que j'apprécie aujourd'hui davantage que je ne l'aurais fait jadis.

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Mathieu Goux

The Grand Budapest Hotel (2014, Wes Anderson)

Je connais peu la filmographie de Wes Anderson. Je connais surtout son style, parodié et cité surtout, ces couleurs vives et écarlates, cette ambiance irréelle qui fait interroger ce qui nous entoure. The Grand Budapest Hotel est le seul film du réalisateur que je vis au cinéma : je ne l'oublierai jamais.

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