Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Le Roi Lion (1994, Westwood Studios)

En traînant, comme je le fais souvent, sur Youtube et autres, je tombe parfois sur des parties complètes des jeux vidéo de mon enfance. Parfois, ce sont des jeux que je n'ai jamais finis, parce qu'ils étaient trop difficiles ; ou encore, parce que j'étais trop jeune.

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Mathieu Goux

L'Âge de Glace (2002, Chris Wedge)

J'ai grandi avec la révolution de l'imagerie 3D dans la culture populaire : je me rappelle être allé voir Toy Story deux fois, au cinéma. L'Âge de Glace était impressionnant à l'époque ; je lui trouve encore du charme et du chien.

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Mathieu Goux

Killing Joke (1989, Alan Moore & Brian Bolland)

Comme nombre, la mythologie de Batman m'a particulièrement fascinée depuis mes plus jeunes années. Je m'en suis détourné depuis — du moins, je me suis détourné de certaines de ses expressions — mais je mentirais si je disais que je n'y pense pas parfois. Killing Joke est célèbre : sans doute à raison.

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Mathieu Goux

Abbey Road (1969, The Beatles)

Tout a une fin, à ce qu'on dit ; mais pour les Beatles, rien n'est moins sûr. Je suis toujours surpris de voir à quel point leur carrière fut brève, toutes choses égales par ailleurs : plus ou moins dix ans, selon la façon dont vous comptez ceci et cela. Et pourtant, pour moi, pour d'autres, c'est comme s'ils ne s'étaient jamais quittés.

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Mathieu Goux

Germinal (1885, Émile Zola)

Plus je vieillis, plus je penche à gauche. J'avais déjà commencé assez loin ; mais la pente m'accélère. Zola, sans doute aucun, a participé dans mes années adolescentes à ce mouvement même si je ne l'exprimais pas ainsi. C'est une belle histoire, voilà ce que je voyais tout d'abord.

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Mathieu Goux

Space Quest IV: Roger Wilco and the Time Rippers (1991, Two Guys from Andromeda)

J'ai davantage grandi avec les jeux LucasArts qu'avec les jeux Sierra : quand je les découvrais, notamment avec Gabriel Knight 3, leur esthétique fort différente m'avait surpris, voire déplu. J'y suis depuis revenu, comme je considérais que cela manquait à ma culture générale ; à raison, car il y a des trésors partout.

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Mathieu Goux

Die Hard (1988, John McTiernan)

Les films d'action, et notamment les films d'action américain, ont fait partie de mon éducation au cinéma grâce à une mère peu scrupuleuse des recommandations d'âge des magazines télévisés. Après avoir parlé de Predator et de Last Action Hero, je reviens encore une fois à J. McTiernan et à l'un de ses chefs d'œuvre.

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Mathieu Goux

Mithridate (1672, Racine)

Une tragédie racinienne, ma préférée, s'illustrait aux tout débuts de ce journal. Des quinze ans plus tard, je reviens au théâtre avec Mithridate qui est, et ce n'est pas une erreur, ma tragédie racinienne préférée.

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Mathieu Goux

World Record Progressions (v. 2017, Summoning Salt)

Depuis longtemps, je pense le jeu vidéo moins comme un média ou une forme artistique, que comme une activité étendue, un ensemble de pratiques, de postures, d'identités qui, se complétant et s'influençant, le forme totalement. Le speedrun, notamment, me passionne beaucoup.

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Mathieu Goux

Corto Maltese (1967 - en cours, Hugo Pratt et al.)

Il y a des bandes dessinées qui, dans mon enfance et je présume, dans celle des gens de ma génération, sont associées à des lieux spécifiques, des bibliothèques municipales ou des armoires de grands-parents, ou d'oncles et de tantes. C'est le cas pour Corto Maltese, que je lisais chez ma famille, mais jamais chez moi.

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Mathieu Goux

The Most Mysterious Song on the Internet (v. 1984, inconnu)

D'ordinaire, dans cette catégorie, je parle d'artistes et d'albums, de plusieurs petites chansons découvertes, c'est un peu organisé. Cette semaine, il n'en sera rien : je ne parlerai que d'une seule chanson, et encore, je ne pourrais en dire beaucoup. C'est, voyez-vous, qu'il s'agit de la chanson la plus mystérieuse d'internet.

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Mathieu Goux

Titus Andronicus (1594, William Shakespeare)

Il m'est toujours curieux de lire du Shakespeare. Je connais l'auteur, son importance, je vois son génie ; mais j'en lis peu, et mal, la langue anglaise du temps m'étant encore compliquée. Et puis, parfois, je repense à Titus Andronicus, et je frémis de peur et de fureur.

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Mathieu Goux

Fear & Hunger (2018, Miro Haverinen)

Il y a des obsessions saines et d'autres, malsaines. Des œuvres auxquelles je reviens incessamment, convaincu qu'il y a encore des mystères à comprendre et à trouver ; qui me hantent et me grignotent, qui m'enlèvent des parts de moi pour les remplacer autrement. Fear & Hunger est ici, et ma vie sera à présent différente.

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Mathieu Goux

Les Ignorants (2011, É. Davodeau)

J'ai parlé de l'auteur il y a quelques années et, si ce n'est cette série-ci et ce texte-là, je n'ai, je crois, rien lu de plus de lui. Pourtant, le souvenir de l'histoire reste avec moi, bizarrement, alors qu'à sa première lecture, rien ne m'avait particulièrement épaté. Il y a des choses, comme ça.

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Mathieu Goux

Otamatone (2009, Maywa Denki)

Il y a une beauté dans le burlesque, le grotesque, le décalé et le décalage, ce qui n'est pas tout à fait là, mais qui est sérieux pourtant dans son humour. C'est le baroque ; c'est le lutin ; c'est, en musique et pour moi, l'Otamatone, que j'aime absolument.

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Mathieu Goux

Boule de Suif (1880, Maupassant)

On a toutes et tous ces anecdotes sur les textes lus en cours de français, au collège ou au lycée, souvent d'ailleurs avec de sévères critiques sur la sélection proposée. Je suis plutôt d'accord ou, du moins, d'accord sur certains endroits ; mais cette nouvelle, pourtant, a forgé assez ma sensibilité.

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