Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Space Quest III: The Pirates of Pestulon (1989, Two Guys from Andromeda)

J'avais parlé jadis de Phantasmagoria, représentant étrange, mais fascinant, du jeu d'aventure micro et j'en profitais pour parler de Roberta Williams, de Sierra On-Line, de la genèse du genre : je reviens ici avec un autre de ses grands succès, la troisième aventure d'un concierge de l'espace aux prises, ici, avec un développeur de jeu vidéo tyrannique.

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Mathieu Goux

Gremlins (1984, Joe Dante)

Les fêtes s'en sont venues, les fêtes sont parties ; elles ont été calmes, tranquilles, sereines : je vieillis, pour ainsi dire. Cela n'empêche point de revenir en arrière cependant, vers ces œuvres qui ont traversé la jeunesse de l'un ou de l'autre. Comme souvent, ce retour rassure : Gremlins ne m'effraie plus, il m'amuse surtout et me fait réfléchir, étrangement.

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Mathieu Goux

Paracuellos (1977 - 2003, Carlos Giménez)

De la bande dessinée espagnole, pendant longtemps, je ne connaissais guère que José Luis Munuera et, encore !, parce qu'il reprit Spirou et que j'aimais Spirou. Et puis, je connus Carlos Giménez, et je connus Paracuellos; et ma vie ne fut plus jamais la même.

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Mathieu Goux

Koji Kondo (né en 1961)

Je l'ai déjà dit ailleurs : la musique de jeu vidéo reste de la musique. Contrairement à d'autres, je ne suis point rentré là-dedans par quelques opéras ou compositeurs classiques et si, rapidement, j'ai su connaître qui Renaud, qui Brassens, qui les Beatles ou Dio, c'est avant tout par les jeux vidéo, une autre forme d'art total, que je fis mes gammes.

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Mathieu Goux

Antigone (1944, Jean Anouilh)

L'on peut rentrer en Littérature comme d'autres rentrent en religion : une absence, une épiphanie, une promesse suffisent pour cela. Mon histoire de lecteur s'est construite lentement, une découverte après l'autre : si je dis souvent que les Essais ou qu'Alice au pays des merveilles furent des étapes d'importance, je n'oublie pas l'Antigone d'Anouilh, qui me fascina sans précisément, alors, le comprendre totalement.

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Mathieu Goux

The Beginner's Guide (2015, Davey Wreden)

Le jeu vidéo est un média suffisamment mature pour, à présent, se risquer entièrement à l'interprétation et oublier, ou du moins réduire à leur portion congrue, les mécaniques de gameplay en eux-mêmes. The Beginner's Guide est en ce sens un jeu intéressant, qui réussit là où certains, pourtant non dénués de qualités, ont échoué.

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Mathieu Goux

Poorly Drawn Lines (2008 - en cours, Reza Farazmand)

Je continue cette semaine une série, débutée il y a longtemps, sur les « blogs BD  » et les webséries, plus généralement. Je ne sais pourquoi, mais j'évoque surtout ici des projets anglosaxons : je suppose qu'il y a là quelque chose lié à la concentration, toute particulière, de la langue anglaise qui est à propos pour ce format.

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Mathieu Goux

Banjo-Tooie (2000, RareWare)

On dit souvent - je dis souvent - qu'une suite, dans le monde du jeu vidéo, est supérieure à l'original. C'est globalement vrai, même si les exceptions, comme partout, existent. Et puis, il y a les jeux qui vont infiniment plus loin, plus haut, plus fort : Banjo-Tooie est de ceux-là.

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Mathieu Goux

Berserk (1989 - en cours, Kentaro Miura)

En matière d'art et de culture, je ne me dépars point de la philosophie du période, ou du sommet d'une oeuvre quelconque : tout ce qu'il y a auparavant y mène, tout ce qui suit y renvoie. Berserk, par sa narration intéressante et son sabbat rentré dans les mémoires, me semble être l'illustration parfaite de cela.

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Mathieu Goux

L'Écume des jours (1947, Boris Vian)

Je l'ai déjà dit, je le répète : il faut parfois être disposé pour apprécier une œuvre à sa juste valeur. Trop tôt, elle passe sans marquer ; trop tard, on en ressort déçu. Nos parcours culturels sont marqués d'à-propos, et les plus belles bornes jalonnent nos chemins d'agréables souvenirs. L'Écume des jours m'est belle : et le moment était idéal.

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Mathieu Goux

Don't Hug Me I'm Scared (2011-2016, Becky Sloan & Joseph Pelling)

Pour un petit retour - car suivi d'une prochaine absence estivale -, faisons quelque chose de nouveau. J'ai surtout parlé ici, concernant les septième et huitième art, du grand écran et du petit ; abordons une troisième catégorie d'images mouvantes, l'Internet, par l'intermédiaire d'une saga de courts-métrages dérangeants et délicieusement polémiques : Don't Hug Me I'm Scared.

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Mathieu Goux

Remarques sur la langue française (1647, Claude Favre de Vaugelas)

Il y a de cela quelques temps, j'avais parlé d'une grammaire, et j'avais rapidement évoqué le travail des Remarqueurs. Je reviens ici sur le plus connu d'entre eux, Vaugelas ; et sur son ouvrage le plus étudié, les Remarques. C'est un texte que je fréquente depuis plusieurs années à présent, et que je parcours tant pour le travail que pour le plaisir : et il a comme une richesse étrange, que je ne saisis pas encore parfaitement néanmoins.

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Mathieu Goux

Conker's Bad Fur Day (2001, RareWare)

J'ai toujours eu une tendresse pour l'irrévérence, la violence et la scatologie dans la culture populaire. J'avais parlé jadis de South Park ; nous ne sommes pas loin de cela ici. Il y a comme une libération formidable, une stupidité étrange qui en révèle davantage sur nous-mêmes que sur le reste : car rire, n'est-ce pas déjà s'exposer et montrer une parcelle étrangèrede soi ?

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Mathieu Goux

Death Note (2003-2006, Tsugumi Ōba & Takeshi Obata)

Des histoires de démiurges, la Littérature en est pleine : c'est là une grande constante de l'humanité. Des Rois qui réécrivent l'histoire aux pactes faustiens, nous espérons tous aller au-delà des bornes que la nature a posées sur notre chemin ; souvent encore,ces tentatives de mal se finir. Pourtant, dans le cadre du Death Note, j'aime à croire que l'apprenti remporta ce duel démoniaque.

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Mathieu Goux

Thriller (1982, Michael Jackson)

Il y a les œuvres, et il y a les chefs d'œuvre. Il y a celles qui sont plaisantes, mais sans génie aucun ; et il y a celles qui sont comme les étoiles, destinées à brûler des éternités et, quand bien même mourraient-elles un jour, leur lumière était si intense, bien que lointaine, qu'on la reçoit encore des siècles et des siècles plus tard.

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Mathieu Goux

Leisure Suit Larry in the Land of the Lounge Lizards (1987, Al Lowe)

On est toujours surpris de voir, en remontant le temps, combien ce que l'on pensait être de création récente fut en réalité inventée il y a plusieurs années de cela. Le Quichotte fait le bilan de la chevalerie ; Citizen Kane révolutionne le théâtre. Dans le monde du jeu vidéo, dans lequel plus que jamais on se plaît à réécrire l'histoire, je reviens cette semaine sur l'une de ses premières aventures érotiques, ou plutôt érotico-comiques car on rigole beaucoup avec Larry.

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Mathieu Goux

Le Comte de Monte-Cristo (1844-1846, Alexandre Dumas)

J'ai une tendresse particulière pour les intrigues à tiroir et les romans-feuilletons. Si je suis admiratif des grands projets littéraires qui charpentent toute leur intrigue et en font comme un ressort bandé qui se déploie petit à petit, il y a dans l'écriture multiple un plaisir coupable que je renie point. Parmi ces grands feuilletonistes, Alexandre Dumas est sans doute le plus connu ; et Le Comte de Monte-Cristo, son œuvre la plus fameuse.

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