Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Les Fleurs bleues (1965, Raymond Queneau)

Pendant les vacances de noël, je suis revenu à de vieilles amours : la littérature expérimentale, décalée, surréaliste, lunaire. Par hasard, je trouvais en seconde main Les Fleurs bleues, que j'avais parcouru jadis, que j'ai perdu depuis, que j'ai retrouvé alors. Mon âge avançant, ce fut comme le redécouvrir, et il est plus plaisant que jamais.

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Mathieu Goux

F-Zero (1990, Nintendo)

Les jeux de course m'indiffèrent beaucoup dans le domaine du jeu vidéo. Peut-être parce que je ne suis pas grand amateur de voitures ; peut-être parce que cette mécanique m'indiffère ; mais je préfère encore quelque chose se rapprochant davantage de l'affrontement ou de l'arcade. Il y a, cependant,F-Zero, qui semble réunir pour moi le meilleur des deux mondes.

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Mathieu Goux

The Brokenwood Mysteries (2014 - en cours, Tim Balme et al.)

Je parle encore d'une série policière, il m'a semblé le faire récemment encore ; c'est ma façon pourtant. Bien entendu, je pourrais rappeler que, de Racine à Gide ou Agatha Christie, le prétexte de l'enquête policière, de la confession et du témoignage, a toujours charpenté la création artistique et est comme le terreau sur lequel poussent ces belles plantes. Je le pourrais ; mais je dirais simplement que j'aime le genre, et que j'aime Brokenwood Mysteries.

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Mathieu Goux

Ladyboy vs Yakuzas. L'Île du désespoir (2013-2015, Toshifumi Sakurai)

Bien que parfois décriée, la notion de high concept, par les images fortes qu'elle produit de sa seule énonciation, me semble être l'héritière directe des surréalistes de jadis. Lorsqu'une ancienne petite amie m'offrit cette saga, le titre seul me fit voyager ; une lecture plus tard, je ne pus encore tout à fait dire ce que je découvris, mais je savais que j'adorais.

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Mathieu Goux

Roll the Bones (1991, Rush)

Parlons encore de rock progressif : cela faisait longtemps. Ces temps-ci, je me sens comme porté vers l'avant, j'ai comme envie d'évoluer, physiquement, moralement, éthiquement. Cela m'a alors donné envie de redécouvrir Roll the Bones, sans doute l'album le plus connu de Rush.

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Mathieu Goux

Les Contes du Chat Perché (1943-1946, Marcel Aymé)

J'ai déjà eu l'occasion de le dire ailleurs, mais on ne choisit pas toujours ses amours. Si j'ai tendance à dire que, chez moi, la littérature a commencé entre le collège et le lycée, et avec Victor Hugo et Lewis Carroll, c'est oublier néanmoins une série animée, qui passait jadis sur la troisième chaîne : une adaptation des Contes du Chat Perché, que je continue d'aimer absolument.

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Mathieu Goux

Aliens (1986, James Cameron)

Il y a quelque chose de fascinant dans Aliens, à bien des niveaux : dans son départ forcené avec son épisode antécédent ; dans son message ; dans son style. Il demeure, quoi qu'il en soit, l'un de mes films favoris, dont les qualités grandissent même avec mes visionnages successifs.

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Mathieu Goux

Plageman (1997-2000 [2017], Bouzard)

J'aime le ridicule et le grotesque, le barbare même. Il y a quelque chose de romantique ici, d'hugolien ou de bertrandien dans cette appétence : j'aime à ce que ronflent et grognent des figures étranges et détestables, qui attirent et repoussent par les mêmes qualités et les mêmes défauts. De mémoire récente, Plageman est sans doute de tous les personnages de bande dessinée le plus grotesque, et l'un de mes mieux aimés.

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Mathieu Goux

Camel (1973, Camel)

Comme l’automne ou le printemps, le rock progressif revient régulièrement sur ce blog. Je l’ai évoqué ici, ou ailleurs : mais il me faudrait une vie entière encore pour discuter de tout ce qui me plaît dans ce genre. Cette fois-ci, évoquons Camel, premier album de ce groupe qui est, sans doute, le mieux connu des inconnus.

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Mathieu Goux

Manon Lescaut (1731, l'Abbé Prévost)

J'ai déjà eu l'occasion de le dire, ici et ailleurs sans doute : mais de toutes les périodes historiques de la littérature française, c'est encore du dix-huitième siècle que je me sens le moins proche. Certes, Manon Lescaut, entre quelques autres, fait figure d'exception ; mais il m'a surtout permis de comprendre ce que je n'aimais point dans cette période de l'écriture.

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Mathieu Goux

Monkey Island 2: LeChuck's Revenge (1991, Ron Gilbert)

J'avais lu jadis, dans un magazine spécialisé, que contrairement au cinéma, les suites, dans le domaine du jeu vidéo, sont généralement assez bien réussies. Force m'est de reconnaître quelques fondements à cette affirmation, quand bien même des exceptions demeureraient ; et Monkey Island 2 d'être, vraisemblablement, l'une des meilleures illustrations de cette idée.

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Mathieu Goux

Criminal Minds (2005 - en cours, Jeff Davis)

Je l'ai dit par le passé, mais j'ai une corde sensible pour les faits divers, les chiens écrasés, et particulièrement pour les histoires de crimes et de passion. Je ne chercherai pas même à philosopher davantage ici : cela puise dans une sorte de voyeurisme que j'assume précisément. Quand, cependant, ce voyeurisme se pique, même grossièrement, de mes marottes comportementalistes, je ne peux que l'apprécier davantage encore.

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Mathieu Goux

Johan et Pirlouit (1954 - 2001, Peyo et al.)

Cela serait presque, aujourd'hui, une anecdote, un savoir connaisseur : voilà l'origine secrète d'une autre série, bien mieux connue par ailleurs, et qui me semble aujourd'hui oubliée. Parlons-en un peu : elle le mérite bien.

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Mathieu Goux

The Dethalbum (2007, Dethklok)

Bien qu'aimant, jusqu'au fond des tripes, le rock'n roll et le métal, son sous-genre du death metal m'est un peu plus incertain. Trop énervé à mon goût, aux voix peu compréhensibles souvent, à l'imagerie qui me laisse froid souvent, il doit avoir des atours particuliers pour savoir me plaire. C'est avec la parodie que j'y vins enfin : et Dethklok est particulièrement apprécié chez moi.

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Mathieu Goux

Frouss' Land (1997-1999, Pinchot, Colin & Migou)

Malgré mon appétence pour le jeu de rôle, ne serait-ce que du point de vue vidéoludique comme j'ai eu à le dire l'une ou l'autre fois ici, les « livres dont vous êtes le héros  » m'ont toujours laissé plus ou moins froids. Trop complexes à mon goût, se concentrant surtout sur les combats et les confrontations - du moins, dans ceux auxquels j'ai pu m'essayer -, ils me lassaient rapidement. Pourtant, mon adolescence fut traversée d'un joyeux souvenir : la collection Frouss' Land.

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Mathieu Goux

Final Fantasy VI (1994, Squaresoft)

Mon rapport au jeu de rôle japonais (« JRPG  ») est assez étrange, lorsque j'y songe : bien que l'ayant découvert assez tard, avec Final Fantasy VII surtout, j'ai pour lui une tendresse voisine d'autres véritables souvenirs d'enfance. La chose doit faire vibrer un bout de cœur inviolé, qui ne bat que pour la magie, les princes et les chevalières. Final Fantasy VI travaille à fond cette appétence, mais lui apporte également quelque chose de plus.

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Mathieu Goux

The Simpsons (1989 - 1997, Matt Groening et al.)

Il fallait bien en discuter un jour ; et puisque la série a été importante pour moi comme elle le fut, à dire vrai, pour la télévision en général, et que je m'y replonge ces jours-ci, parlons-en. Comme nombre, je ne serai qui je suis à présent sans les Simpson ; et même si d'autres séries d'animation, depuis, ont pris la suite, les Simpson demeurent.

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Mathieu Goux

Carmen Cru (1984 - 2001 [2008], Lelong)

En bande dessinée comme ailleurs, il est des artistes connus surtout pour une œuvre, soit parce qu'elle est effectivement supérieure au reste, soit parce qu'elle est la seule. Il en est ainsi de Carmen Cru, à la fois symbole de tout un journal, période du talent de son créateur, et curieuse nostalgie me concernant.

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Mathieu Goux

In the Future (2008, Black Mountain)

Il y a quelque chose, dans le rock'n roll, qui me retient toujours. Je ne peux expliquer particulièrement quoi : mais j'y reviens encore et encore, sous quelque variation que ce soit. Et même si je reste accroché à des classiques, des maîtres, des maîtresses et des dieux, mon oreille est toujours désireuse de connaître davantage. Black Mountain, récente formation de Vancouver, fait partie ces jours-ci de mes nouveautés favorites.

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