Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Moumines (1945-1993, Tove Jansson)

J'ai fait la connaissances des Moumines, comme d'autres de ma génération je présume, par l'intermédiaire d'une série animée diffusée à la télévision ; j'ai depuis visité la Finlande, et j'ai depuis parcouru davantage de cette famille de trolls faisant de la philosophie,comme d'autres font de la prose, sans le savoir et sans y paraître.

Continue reading...
Mathieu Goux

La Leyenda de la Mancha (1998, Mägo de Oz)

Fut un temps où mon jeu favori était de découvrir de nouveaux groupes de musique selon un critère géographique. Je choisissais un pays, loin de mes habitudes : j'explorais, et je sélectionnais ce qui me plaisait le mieux. Ainsi découvris-je Guru Guru ; Laibach ; Rhapsody of Fire. Et ainsi découvris-je Mägo de Oz, sans savoir que je ne faisais que rattraper un retard d'ignorance.

Continue reading...
Mathieu Goux

Super Mario Maker (2015, Nintendo)

J'ai une relation complexe, d'amour et de rejet, pour les jeux de création et d'élaboration, tels les Civilization dont j'avais alors parlé. Il y a quelques années de cela cependant, Super Mario Maker me fit douter : par l'évidence de son principe et l'intelligence de ses contours, il m'invita à me croire poète ; médiocre certes, plus poétereau que lauré, mais poète néanmoins.

Continue reading...
Mathieu Goux

The Naked Gun: From the Files of the Police Squad! (1988, Zucker, Abrahams & Zucker)

Il y a des anniversaires adventices : alors, qu'en préparation de ce billet, je relisais celui fait jadis sur Airplane! des mêmes réalisateurs, je m'aperçus qu'un peu moins d'un an les séparaient. C'est peut-être ainsi que je peux le mieux m'apercevoir de l'influence qu'eurent ces œuvres multiples sur ma pscyhé : ils reviennent de proche en proche, sans que je ne m'en aperçoive vraiment.

Continue reading...
Mathieu Goux

Soda (1987 - en cours, Tome et al.)

J'ai été, pendant plus de dix ans je pense, un abonné et un amoureux inconditionnel du journal Spirou. Je m'en suis détourné depuis, pour plusieurs raisons : je vieillissais surtout, et je n'étais plus vraiment la cible éditoriale du journal. Mais jadis encore, alors que j'étais cette tête blonde à qui on voulait me vendre des albums, il y avait Soda, que je ne comprenais pas totalement je pense, mais dont l'effet, en ricochets, se fait encore sentir.

Continue reading...
Mathieu Goux

Mechanical Animals (1997, Marylin Manson)

Je ne saurais précisément situer où et quand je découvris Marylin Manson, le groupe, et Marylin Manson, l'artiste. Quelque part à l'adolescence je présume, où lors de mes jeunes années d'adulte, pendant ma découverte du rock'n roll et du métal. Avant Dio, je pense ; mais après Magma. C'est cependant avec cet album que je restais, et même si je n'y viens pas plus souvent qu'ailleurs, je ne le regrette jamais.

Continue reading...
Mathieu Goux

Les Fleurs bleues (1965, Raymond Queneau)

Pendant les vacances de noël, je suis revenu à de vieilles amours : la littérature expérimentale, décalée, surréaliste, lunaire. Par hasard, je trouvais en seconde main Les Fleurs bleues, que j'avais parcouru jadis, que j'ai perdu depuis, que j'ai retrouvé alors. Mon âge avançant, ce fut comme le redécouvrir, et il est plus plaisant que jamais.

Continue reading...
Mathieu Goux

F-Zero (1990, Nintendo)

Les jeux de course m'indiffèrent beaucoup dans le domaine du jeu vidéo. Peut-être parce que je ne suis pas grand amateur de voitures ; peut-être parce que cette mécanique m'indiffère ; mais je préfère encore quelque chose se rapprochant davantage de l'affrontement ou de l'arcade. Il y a, cependant,F-Zero, qui semble réunir pour moi le meilleur des deux mondes.

Continue reading...
Mathieu Goux

The Brokenwood Mysteries (2014 - en cours, Tim Balme et al.)

Je parle encore d'une série policière, il m'a semblé le faire récemment encore ; c'est ma façon pourtant. Bien entendu, je pourrais rappeler que, de Racine à Gide ou Agatha Christie, le prétexte de l'enquête policière, de la confession et du témoignage, a toujours charpenté la création artistique et est comme le terreau sur lequel poussent ces belles plantes. Je le pourrais ; mais je dirais simplement que j'aime le genre, et que j'aime Brokenwood Mysteries.

Continue reading...
Mathieu Goux

Ladyboy vs Yakuzas. L'Île du désespoir (2013-2015, Toshifumi Sakurai)

Bien que parfois décriée, la notion de high concept, par les images fortes qu'elle produit de sa seule énonciation, me semble être l'héritière directe des surréalistes de jadis. Lorsqu'une ancienne petite amie m'offrit cette saga, le titre seul me fit voyager ; une lecture plus tard, je ne pus encore tout à fait dire ce que je découvris, mais je savais que j'adorais.

Continue reading...
Mathieu Goux

Roll the Bones (1991, Rush)

Parlons encore de rock progressif : cela faisait longtemps. Ces temps-ci, je me sens comme porté vers l'avant, j'ai comme envie d'évoluer, physiquement, moralement, éthiquement. Cela m'a alors donné envie de redécouvrir Roll the Bones, sans doute l'album le plus connu de Rush.

Continue reading...
Mathieu Goux

Les Contes du Chat Perché (1943-1946, Marcel Aymé)

J'ai déjà eu l'occasion de le dire ailleurs, mais on ne choisit pas toujours ses amours. Si j'ai tendance à dire que, chez moi, la littérature a commencé entre le collège et le lycée, et avec Victor Hugo et Lewis Carroll, c'est oublier néanmoins une série animée, qui passait jadis sur la troisième chaîne : une adaptation des Contes du Chat Perché, que je continue d'aimer absolument.

Continue reading...
Mathieu Goux

Aliens (1986, James Cameron)

Il y a quelque chose de fascinant dans Aliens, à bien des niveaux : dans son départ forcené avec son épisode antécédent ; dans son message ; dans son style. Il demeure, quoi qu'il en soit, l'un de mes films favoris, dont les qualités grandissent même avec mes visionnages successifs.

Continue reading...
Mathieu Goux

Plageman (1997-2000 [2017], Bouzard)

J'aime le ridicule et le grotesque, le barbare même. Il y a quelque chose de romantique ici, d'hugolien ou de bertrandien dans cette appétence : j'aime à ce que ronflent et grognent des figures étranges et détestables, qui attirent et repoussent par les mêmes qualités et les mêmes défauts. De mémoire récente, Plageman est sans doute de tous les personnages de bande dessinée le plus grotesque, et l'un de mes mieux aimés.

Continue reading...
Mathieu Goux

Camel (1973, Camel)

Comme l’automne ou le printemps, le rock progressif revient régulièrement sur ce blog. Je l’ai évoqué ici, là ou ailleurs : mais il me faudrait une vie entière encore pour discuter de tout ce qui me plaît dans ce genre. Cette fois-ci, évoquons Camel, premier album de ce groupe qui est, sans doute, le mieux connu des inconnus.

Continue reading...
Mathieu Goux

Manon Lescaut (1731, l'Abbé Prévost)

J'ai déjà eu l'occasion de le dire, ici et ailleurs sans doute : mais de toutes les périodes historiques de la littérature française, c'est encore du dix-huitième siècle que je me sens le moins proche. Certes, Manon Lescaut, entre quelques autres, fait figure d'exception ; mais il m'a surtout permis de comprendre ce que je n'aimais point dans cette période de l'écriture.

Continue reading...
Mathieu Goux

Monkey Island 2: LeChuck's Revenge (1991, Ron Gilbert)

J'avais lu jadis, dans un magazine spécialisé, que contrairement au cinéma, les suites, dans le domaine du jeu vidéo, sont généralement assez bien réussies. Force m'est de reconnaître quelques fondements à cette affirmation, quand bien même des exceptions demeureraient ; et Monkey Island 2 d'être, vraisemblablement, l'une des meilleures illustrations de cette idée.

Continue reading...
Mathieu Goux

Criminal Minds (2005 - en cours, Jeff Davis)

Je l'ai dit par le passé, mais j'ai une corde sensible pour les faits divers, les chiens écrasés, et particulièrement pour les histoires de crimes et de passion. Je ne chercherai pas même à philosopher davantage ici : cela puise dans une sorte de voyeurisme que j'assume précisément. Quand, cependant, ce voyeurisme se pique, même grossièrement, de mes marottes comportementalistes, je ne peux que l'apprécier davantage encore.

Continue reading...