Nulla Dies Sine Linea

Critiques de diverses petites choses, films, livres, bandes dessinées, jeux vidéo. Mise à jour (quasi-)hebdomadaire.

Mathieu Goux

Boucan d'enfer (2002, Renaud)

Je repense à Renaud, ces derniers temps. On pourra s'en moquer et regretter ces derniers morceaux, que je n'ai moi-même que peu goûtés, mais il reste un artiste important pour ma formation intellectuelle, poétique et sensible. Boucan d'enfer m'a accompagné pendant mes années d'adolescence, avec un grand plaisir.

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Mathieu Goux

Comment voyager avec un saumon (1992, Umberto Eco)

Même si je ne m'en réclame pas nécessairement, la sémiotique ne m'a jamais totalement quitté depuis sa découverte, il y a une dizaine ou quinzaine d'année de cela. Mon travail grammatical s'en réclame parfois, mon analyse du jeu vidéo y trouve un cadre. Umberto Eco a été l'un de mes pionniers.

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Mathieu Goux

Solstice (1990, Software Creations)

Je garde des jeux de mon enfance pour plusieurs raisons : soit parce qu'ils furent des coups de cœur puissant, soit parce que je les associe à tel ou tel événement de ma vie. Et puis, il y a Solstice, qui me terrifia absolument quand j'avais cinq ou six ans.

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Mathieu Goux

Bob's Burgers (2011 - en cours, Loren Bouchard)

Il faut le dire, la chute des Simpsons avait quelque peu laissé un vide en moi, qui n'attendait qu'à se remplir d'une nouvelle sitcom d'animation. Il y avait bien d'autres séries, mais elles n'étaient pas assez proches en esprit, elles ne rendaient pas les mêmes sentiments, quelque chose manquait. On me fit découvrir Bob's Burgers et, enfin, tout devint meilleur.

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Mathieu Goux

Génie du christianisme (1802, Chateaubriand)

Je n'ai pas un rapport difficile avec la religion, comme d'aucuns le disent parfois, comme je l'ai cru moi aussi jadis. Mon père est une grenouille de bénitier, plus par ennui que par conviction ; ma mère bouffe les curés. Moi, je n'ai jamais franchement cru, mais j'aime la beauté où qu'elle se trouve. Chateaubriand aussi, d'ailleurs.

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Mathieu Goux

Castlevania: Symphony of the Night (1997, Konami)

J'ai toujours aimé voir naître des genres nouveaux dans les médias que je suis. Le jeu vidéo a beau être un média jeune, beaucoup de choses naquirent avant ma naissance ; j'ai cependant eu la chance de voir arriver Symphony of the Night, comme un éclair dans le brouillard.

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Mathieu Goux

Le Marsupilami (1987 - en cours, divers)

J'ai découvert la série des Spirou et Fantasio, à l'époque, de façon désorganisée : je prenais un album, puis l'autre, comme je les trouvais. Si ce n'était quelques dyades, ce n'était pas dérangeant. De loin en loin, apparaissait le Marsupilami, cet animal fantasque aux mille pouvoirs ; je l'aimais beaucoup, comme d'autres.

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Mathieu Goux

All Things must pass (1970, George Harrison)

Les carrières solitaires des Beatles sont, on le sait, notables chacun à leur façon. On peut bien regretter la dissolution du groupe, je pense à présent qu'il a dit tout ce qu'il avait à dire ; mais il y a d'autres magies chez chacun, qui méritent que l'on s'y arrête plus précisément.

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Mathieu Goux

Une histoire de la phrase française (2020, Gilles Siouffi, dir.)

Quand je dois résumer mon travail, je dis souvent, et cavalièrement, qu'il consiste à lire pour ensuite écrire des textes que d'autres liront. La désinvolture affectée de l'expression ne cache cependant en rien le fond de mon activité, livresque par essence, quand bien même la littérature ne serait-elle point l'essentiel de mes lectures.

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Mathieu Goux

Infernax (2022, Berzerk Studio)

On peut se demander jusqu'à quel point une esthétique comme celle-ci peut être qualifiée de « retro  » tant elle est implantée depuis plus de dix ans, qu'elle a été substantiellement modifiée, qu'elle ne garde plus que la surface des choses et non leur profondeur. Infernax n'est ainsi pas une redite : c'est de la nouveauté tranquille, à l'inspiration belle.

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Mathieu Goux

The Office (2005-2013, Gervais & Merchant)

Par différents hasards de l'existence, le monde de l'entreprise ne m'est connu ni de ma personne, ni de ma famille : je viens d'une lignée d'ouvriers, de paysans et de fonctionnaires. Aussi, je n'en connais que des échos lointains et des images d'Épinal.The Office est sans doute loin de la réalité, et c'est dommage encore.

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Mathieu Goux

Baki (1991 - en cours, Kaisuke Itagaki)

Les mangas de combat font partie de mes favoris, j'ai d'ailleurs eu l'occasion d'en parler ici ou . Il y a quelque chose de fascinant à voir ces sur-humains, aux musculatures improbables, consacrer leur vie à perfectionner leur art et tout perdre, ou tout gagner, en un coup stratégique, savamment porté.

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Mathieu Goux

Starmania (1979, Luc Plamondon & Michel Berger)

Les opéras, tout comme les comédies musicales, ne m'ont jamais franchement bouleversé. C'est une affaire de goût, je pense, d'éducation peut-être : mais encore maintenant, cela me laisse plutôt froid. Starmania est alors une exception pour moi, sans que je ne prétende qu'il soit le meilleur, ni le pire : c'est celui que j'aime, cependant.

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Mathieu Goux

The Breakfast Club (1985, John Hughes)

J'ai souvent pensé que l'on découvrait les œuvres, de quelque nature qu'elles soient, toujours au moment idoine ; qu'il faut être disposé pour les voir et les entendre. The Breakfast Club, que je ne connus que bien tard, est peut-être ma seule exception, car le film aurait pu me sauver jadis.

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Mathieu Goux

La Ribambelle (1965 - 2012, Roba et divers)

J'ai toujours eu cette impression que le genre de « l'aventure de la bande de potes  » a connu son plus haut période lors des années 60. Ces œuvres, qui mettent en scènes une ligue de bonnes et de bons amis au gré de diverses péripéties, m'ont toujours plu : et La Ribambelle est peut-être, en bande dessinée, ce que je connais de mieux.

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